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News Ebola fev 2015

News Ebola fev 2015

Avec l’aimable autorisation du Pr Michel Curé, la SFMC et très heureuse de vous proposer la leceture de ce dossier très complet sur l’évolution de la MVEbola et les perpectives de lutte actuelles.
Au nom des adhérents de la SFMC et des lecteurs, remerciements chaleureux au Pr M. Curé. MGl Henri JULIEN

Ebola news n° 7 – 1er – 31 janvier 2015

Le 21 mars 2014, le ministère de la Santé guinéen a rapporté les 49 premiers cas de maladies à virus Ebola, marquant le début d’une épidémie sans précédent qui a affecté essentiellement 3 pays de l’Afrique de l’ouest, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Au 1er février, on dénombrait 22495 cas confirmés, probables ou suspects dont 8981 décès selon le bilan de l’Organisation mondiale de la Santé, publié le 4 février[1] ; ces chiffres restent encore sous-estimés.

L’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’ouest

L’épidémie vient de renter dans une seconde phase avec une baisse globale du nombre de cas dans les trois pays les plus touchés (Guinée, Libéria, Sierra Leone). Cette seconde phase a pour objectif d’aboutir à la fin complète de l’épidémie en renforçant encore certaines mesures de contrôle des chaînes de transmission. Mais, pour la première fois cette année 2015, le nombre de cas a augmenté au cours de la semaine 5 et et il ne faut pas baisser la garde, car la saison humide approche avec des risques majorés en raison des difficultés supplémentaires d’accès à certaines régions[2].

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Le monde apparaît bien mal préparé pour de futures pandémies mortelles comme Ebola, souligne le président de la Banque mondiale[3].

L’épidémie est suivie par des mises à jour régulières de l’OMS[4], reportées dans le graphique ci-dessus[5], mais aussi par l’ECDC[6],[7], l’InVS[8], le CDC d’Atlanta[9]

Au 1er février, les 22495 cas suspects, probables et confirmés déclarés à l’OMS, se répartissaient de la manière suivante : – –        Guinée : 2975 cas, 1944 décès
–        Libéria : 8745 cas, 3746 décès
–        Sierra Leone : 10 740 cas, 3276 décès
–        Nigeria : 20 cas, 8 décès
–        Sénégal : 1 cas
–        USA : 4 cas, 1 décès
–        Espagne : 1 cas
–        Mali : 8 cas, 6 décès
–        Royaume-Uni : 1 cas

Évolution de l’épidémie en janvier

La situation mi-janvier
Selon l’OMS, les trois pays les plus touchés par l’épidémie d’Ebola ont enregistré leur plus bas niveau du nombre hebdomadaire de nouveaux cas[10], avec 145 nouveaux cas au cours de la semaine 3[11].
L’envoyé spécial de l’ONU a déclaré le 15 janvier que l’épidémie semble se ralentir[12] mais plus de 50 points chauds subsistent encore[13]. MSF, qui avait appelé les pays en septembre dernier à acroître les ressources humaines et matérielles pour la lutte contre Ebola, constate que l’aide de la communauté internationale porte surtout sur les financements et la réalisation de centres de soins laissant leur fonctionnement aux autorités nationales, aux personnels de santé locaux et aux ONG. Or il manque encore des installations adéquates dans certaines régions pour isoler et diagnostiquer les malades d’Ebola ou non Ébola, pour réaliser des enterrements en toute sécurité ou tracer les sujets contacts[14].

Alors que l’OMS a été critiquée sur la lenteur de ses réactions face à la crise Ebola, l’agence affirme que les gouvernements n’ont pas respecté leurs obligations et demande que plus de pouvoir lui soit accordé à l’avenir[15].
Le directeur du CDC s’est déclaré confiant pour la suite des opérations même si on est encore loin du compte, car il faudra atteindre l’objectif de zéro cas[16].

Evolution jusqu’à la fin du mois

Selon l’ONU au 18 janvier, l’épidémie d’Ebola s’est transformée en plusieurs micro épidémies d’intensités variables avec un mode de propagation plus nuancé et plus complexe, se produisant sur une zone plus large. Le succès dans la lutte contre l’épidémie implique la compréhension par les communautés de la nature de l’épidémie afin qu’elles puissent agir de manière à réduire la probabilité d’être infecté. Le taux de reproduction de la maladie, de 1,4 en septembre, est passé en dessous de 1[17].
Moins de 100 nouveaux cas ont été déclarés au cours de la semaine 4[18], mais 125 nouveaux cas ont été observés au cours de la semaine 5 en raison d’une augmentation en Guinée et en Sierra Leone[19].
Le nombre de personnels de santé atteints par la maladie a été de 816 avec 488 décès au 25 janvier.

La mortalité à l’hôpital a fluctué entre 53 et 62% sans aucune amélioration substantielle au cours de l’épidémie.
–        21 janvier : l’ONU réclame des fonds supplémentaires au meeting de Davos pour ses différentes agences impliquées dans la lutte contre Ebola[20].
–        22 janvier : l’épidémie d’Ebola semble être reflux, avec moins de 150 cas rapportés la semaine dernière, dont 117 en Sierra Leone qui reste le pays le plus touché[21].
–        L’OMS a déclaré le 23 janvier que le nombre de personnes victimes de la maladie est tombé à son plus bas niveau depuis des mois, confirmant la tendance des trois semaines précédentes : 20 nouveaux cas en Guinée au cours de la semaine 3, 8 au Libéria et 118 en Sierra Leone (contre 185 la semaine précédente)[22]. Mais la saison des pluies, proche (avril-mai), risque de compliquer la situation[23]. Au 29 janvier, seule une centaine de cas ont été déclarés la semaine précédente, avec une incertitude importante sur la manière dont la plupart des sujets ont été contaminés[24]. Le déclin de l’épidémie est une réalité au Libéria et probablement en Sierra Leone ; en Guinée, le nombre de cas déclarés est en diminution, mais les chiffres restent incertains[25]. Selon le coordinateur des l’ONU, l’épidémie n’est pas encore contenue[26] et elle reste périlleuse selon l’UNMEER[27].

 Les paragraphes suivants font un point partiel de situation dans les différents pays atteints par la maladie, rapportant les faits les plus marquants du mois de novembre.

Situation en Guinée

Evolution de l’épidémie

L’épidémie semble marquer le pas avec une moindre augmentation des nouveaux cas déclarés au cours du mois de janvier, mais elle apparaît encore fluctuante d’une semaine à l’autre. Ainsi, 75 nouveaux cas avec 33 décès ont été enregistrés le 6 janvier dans la préfecture de Dubréka (50km de Conakry) ; cette nouvelle flambée s’explique par la mobilité des contacts et des réticences persistantes des populations d’accès difficile[28].

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Le pays a enregistré son niveau le plus bas au cours de la 2ème semaine de janvier, 20 nouveaux cas au cours de la 3ème semaine mais 30 au cours de la 4ème semaine.

Des progrès sont notés dans le temps nécessaire à l’obtention d’un diagnostic de laboratoire.

– 8 janvier : l’Arabie Saoudite ferme son ambassade avec la Guinée[29].

– 16 janvier : le ministre de la Santé annonce que le pays va rouvrir ses écoles le 19 janvier[30], mais de nombreux parents ont trop peur pour y envoyer leurs enfants[31].

– 12 janvier : la Guinée adopte des mesures sévères contre les adversaires de la lutte anti-Ebola, en particulier dans la préfecture de Coyah (50 km de Conakry) où se sont produits des incidents récents[32].

– 20 janvier : soupçonnés d’être des travailleurs de santé risquant d’exposer la population au virus Ebola, 3 prêtres d’une église de Guinée ont été agressés et leur voiture brûlée dans le village de Kabac, alors qu’ils s’apprêtaient à pulvériser des insecticides[33].

L’aide internationale
– 12 janvier : la Russie envisage de mettre en place un hôpital fixe en Guinée pour combattre l’épidémie d’Ebola et d’un centre de diagnostic pour les maladies infectieuses en Afrique de l’Ouest[34].
– 14 janvier : alors que le nombre de nouveaux cas s’est fortement réduit au Libéria et s’est stabilisé en Sierra Leone, les responsables santé du CDC se focalisent maintenant sur la Guinée où la situation fluctuante nécessite des dizaines de personnels de santé de langue française[35].
– 17 janvier : un centre de recherches microbiologiques et de traitement des patients atteints de maladies infectieuses a été inauguré à Kindia dans le cadre de l’aide consentie par la Russie pour renforcer le système de santé local. Cet établissement a été construit et équipé par la société RUSAL, un des principaux producteurs mondiaux d’aluminium, avec l’aide active de l’ambassade de Russie à Conakry[36].
– 23 janvier : le nombre de nouveaux cas d’Ebola est en baisse constante : 20 cas confirmés cette semaine contre 45 la semaine précédente, mais le déni de la maladie dans certaines régions reste un sérieux problème[37] et, signe de méfiance persistante, des habitants en colère ont bloqué l’accès de travailleurs de la santé à des dizaines de villages reculés[38].
– 30 janvier : selon la Croix-Rouge, le virus se répand dans de nouvelles régions et toutes les infections ne sont pas signalées, la méfiance persistant vis-à-vis des travailleurs humanitaires[39]

Situation au Libéria

L’épidémie marque indiscutablement la pas depuis décembre avec une forte réduction du nombre des nouveaux cas. Ainsi seuls 8 nouveaux cas ont été enregistrés au cours de la semaine précédant le 21 janvier et 4 la semaine suivante.

Une étude épidémiologique, analysant les cas survenus chez les soignants, montre qu’une dizaine de clusters se sont produits dans des établissements non dédiés au traitement d’Ebola[40] et cette autre étude montre l’intérêt de pouvoir disposer à la fois de centres de soins et de centres communautaires dans le lutte contre l’épidémie[41].
– 3 janvier : un nouveau centre de traitement de 100 lits a été ouvert à Bopolu, comté de Gbarpolu[42].
– 5 janvier : selon l’UNMEER, aucun cas nouveau depuis au moins 3 semaines n’a été rapporté dans 9 comtés du pays (Grand Gedeh, River Gee, Grand Kru, Maryland et Rivercess dans le sud-est, Grand Bassa à l’est, Gbarpolu et Bomi[43], mais le comté de Grand Cape Mount a rapporté 14 décès et 75 personnes mises en quarantaine après un contact direct avec les malades au cours de la semaine 1[44].
– 5 janvier : le ministre de l’Education a demandé que les écoles puissent rouvrir en février[45].
– 6 janvier : les chasseurs dans les zones rurales (région de Nimba) continuent à braver l’interdiction de la chasse et de la consommation de viandes de brousse (singes, chauves-souris)[46].
– 8 janvier : même si 248 nouveaux cas (93% à Freetown) ont été rapportés au cours de la semaine 1, la tendance est à la baisse[47].
– 12 janvier : le comté de Lofa, épicentre de l’épidémie, n’a pas rapporté de cas depuis 3 semaines, ce qui a permis à MSF de se retirer au profit de la Sierra Leone[48]. Il n’y a pas eu de nouveau cas dans le comté de Margibi depuis 19 jours[49],[50].
– 13 janvier : un plan de 21 jours de mesures de la température a été lancé dans la communauté de Clara Town à Monrovia par des organisations civiles et une organisation communautaire locale[51].
– 19 janvier : plusieurs centres de traitement mis en place par les USA sont presque vides[52]
– 23 janvier : les autorités sanitaires du pays ont déclaré qu’au cours des 21 jours derniers un seul cas confirmé a été détecté au laboratoire le 19 janvier chez un hygiéniste travaillant dans un centre de traitement. Aucun cas nouveau n’avait été rapporté dans les 4 jours précédents[53].
– 23 janvier : selon le chef de l’Ebola Task Force du Libéria, il ne reste plus à cette date que 5 cas confirmés dans le pays, dont 3 à Monrovia et 1 dans les comtés de Bomi et Grand Cape Mount[54].
– 27 janvier : le centre de soins de Lofa a été fermé car aucun cas de la maladie n’a été enregistré depuis 70 jours[55].
– 28 janvier : l’Incident Management Team on Ebola vient de préciser que le comté de Grand Cape Mount, sans nouveau cas depuis 12 jour, va rejoindre les 13 autres déclarés sans Ebola[56]. Le comté de Montserrado reste le seul endroit où sont encore observés 1 ou 2 cas par jour[57].
– 27 janvier : MSF a placé hors service la première section de la ELWA 3 Ebola Management Center à Monrovia. Le nombre de lits avait été réduit antérieurement de 250 à 60[58].
– 30 janvier : une clinique destinée aux survivant d’Ebola, qui présentent souvent de nombreux troubles oculaires, osseux et autres, a été mise sur pied à l’hôpital ELWA. Ce service offre des soins gratuits une fois par semaine[59].

L’aide internationale
– 20 janvier : Global Communities, une ONG basée à Washington, a ouvert un nouveau site d’enterrements près de Monrovia dans le comté de Margibi. Ce site comporte une morgue temporaire, une zone d’isolement et de désinfection et une zone sûre pour le recueillement des personnes en deuil[60].
– 23 janvier : les responsables militaires US ont annulé plusieurs centaines d’ordres de mobilisation en raison de la diminution du nombre des nouveaux cas d’Ebola dans le pays[61]

Situation en Sierra Leone

La transmission demeurait intense fin décembre en Sierra Leone. Un pic dans les cas d’Ebola dans le district de Kono, en Sierra Leone, avait montré que l’épidémie était loin d’être sous contrôle. Près de 90 corps avaient été retrouvés au cours des dernières semaines. La Croix-Rouge avait déjà commencé la construction d’un centre de traitement Ebola à Kono. Il deviendra le deuxième centre de traitement de la Croix-Rouge en Sierra Leone, à côté du centre de 60 lits à Kenema[62].

On observe cependant depuis le début du mois une tendance à la réduction du nombre hebdomadaire des cas : 117 au cours de la 3ème semaine contre 185 la semaine précédente et seulement 65 au cours de la 4ème semaine.

Le pays dispose maintenant de 11 laboratoires à Bo (CDC), Lakka (Afrique du Sud), Jui (Chine), Kailahun (Canada), Kerry Town et Port Loko (Angleterre), Makeni (Angleterre, International Medical Corps), Lab-Kingtom (Nigéria), Lab-Goderich (Italie), Magburaka (OCNML.MOBILE2) et EM Lab-Hastings.

En Octobre 2014, les membres de l’International Rescue Committee (IRC), l’équipe de gestion sanitaire du district de Bo et le CDC ont développé un système communautaire de surveillance. Il se compose de moniteurs de santé communautaires formés pour détecter des événements associés à la transmission d’Ebola, trouver des cas possibles tôt dans le déroulement de la maladie, et de superviseurs qui enquêtent sur les événements signalés, isolent et commencent à traiter les personnes soupçonnées d’Ebola. Ce dispositif a récemment été adopté au plan national et sera déployé dans d’autres parties du pays[63].
– 5 janvier : prolongation de la quarantaine de 2 semaines dans le district de Tonkolili (nord du pays) et intensification des mesures de screening des personnels de l’aéroport de Freetown[64].
– 5 janvier : des malades ont été abandonnés à l’hôpital par leurs familles, quelque soit leur pathologie, par crainte de réprimandes des autorités dans le cas où des malades d’Ebola se trouveraient dans leurs maisons[65].
– 6 janvier : la fermeture des écoles a rendu disponibles les enseignants pour lutter contre la propagation du virus en aidant leurs communautés par l’éducation aux bonnes attitudes à adopter en termes d’hygiène en particulier[66].
– 8 janvier : le ministre de l’Éducation, de la Science et de la Technologie a déclaré que tant que l’OMS n’a pas considéré le pays comme exempt d’Ebola, les écoles et collèges ne rouvriront pas[67].
– 9 janvier : la situation à Kono (district au nord du pays) est très inquiétante. Les malades sont pris en charge à Kenema : environ 60 ont été pris en charge au cours des dernières semaines et 90 corps retrouvés[68].
– 10 janvier : le chef de l’UNMEER s’est déclaré optimiste quant à la lutte contre Ebola dans le pays[69]. Le district de Pujehun situé dans le sud du pays, n’a observé aucun cas nouveau depuis 42 jours[70].
– 10 janvier : MSF ouvre le premier centre de traitement d’Ebola pour les femmes enceintes[71].
– 12 janvier : jusqu’à ces derniers jours, le district de Kono n’avait pas de centre de traitement, les malades étaient pris en charge à Kenema à 5 heures de route. Un centre de 48 lits mis en place par l’OMS et les agences humanitaires de l’ONU vient d’ouvrir près de Koidu (capitale du district de Kono) avec un laboratoire d’analyse. Pour l’instant, le recrutement des malades est faible, la peur de l’hôpital et de la contagion constituant un frein[72].
– 13 janvier : les survivants d’Ebola sont des ressources clés pour la formation des prestataires de santé, fournissant de précieux renseignements sur leur maladie et la manière dont ils l’on vécue et les communautés dont ils sont issus[73].
– 13 janvier : 300 bébés ont été enterrés en 1 semaine près de ce village de Sima, en dehors de Kerry Town, placé en quarantaine depuis une semaine et gardé par des militaires et des policiers armés. Près de 50 personnes du village ont été hospitalisées et 10 son décédées[74].
– 14 janvier : plus d’un million d’enfants vont accéder à des leçons transmises par la radio grâce à l’ONG Children’s Charity Plan International qui a aidé à élaborer des programmes de radio et va distribuer plus de 22 500 radios solaires à certains des enfants les plus pauvres[75].
– 15 janvier : la deuxième phase de la campagne anti-Ebola du secteur ouest (Western Area Surge) débutera le 19 janvier et s’étendra jusqu’au 1er février ; la première phase avait permis d’enregistrer 944 malades (263 personnes positives). Le but est de sensibiliser les communautés et de sortir les malades de leurs maisons[76]. Au 20 janvier, cette opération a déjà permis de trouver 244 malades[77].
– 15 janvier : un premier décès a été observé à Kenema chez un infirmier de la Croix-Rouge[78].
– 15 janvier : les autorités de Sierra Leone sont préoccupées par la transmission sexuelle possible du virus Ebola alors que de nombreux survivants masculins ont été déchargés des centres de soins. Le virus peut en effet persister trois mois dans le sperme. Il leur est fortement conseillé de s’abstenir ou d’utiliser des préservatifs. Quant aux femmes, elles ont été avisées de s’abstenir d’allaiter, le virus pouvant persister dans le lait. Ces conseils semblent ne pas être suivis d’effets au moins dans les régions nord et ouest du pays[79].
– 16 janvier : MSF va démarrer une distribution massive d’antipaludéens dans le pays qui est au 5ème rang mondial de la prévalence à cette maladie. Comme les symptômes du paludisme imitent ceux d’Ebola, la prise en compte de cette pathologie plus fréquente est aussi un moyen d’augmenter l’efficacité de la lutte contre Ebola[80].
– 20 janvier : le district de Pujehun est resté 42 jours sans nouveau cas d’Ebola, mais cela suppose de mettre en place une surveillance transfrontalière, sollicitée auprès du ministère de la Santé[81].
– 22 janvier : alors que l’épidémie recule dans les pays d’Afrique de l’ouest, la Sierra Leone projette de rouvrir les écoles en mars prochain[82].
– 22 janvier : selon la revue Scientific American, 20% des chirurgien du pays ont été tués par Ebola et il n’en resterait que 8 dans un pays de près de 6 millions d’habitants[83].
– 22 janvier : l’opération Western Area Surge a permis de réduire considérablement le nombre de nouveaux cas, étape importante dans le contrôle de l’épidémie[84].
– 22 janvier : le président de Sierra Leone a retiré les mesures de quarantaine imposées à certains districts après une forte baisse de la transmission de la maladie[85].
– 23 janvier : les centres communautaires ont émergé dans le pays pour palier l’insuffisance de centres de soins. Ils permettent l’accueil des malades en attendant que le diagnostic soit posé suivi de leur transfert dans des structures appropriées à leur pathologie. Ces centres, implantés dans les communautés, sont bien acceptés par la population[86].

L’aide internationale
– 12 janvier : MSF a ouvert une nouvelle installation de traitement à Kissy, à la périphérie de Freetown. La région a subi ces dernières semaines une flambée de cas d’Ebola[87].
– 13 janvier : le gouvernement canadien a déployé un troisième laboratoire mobile qui viendra renforcer les équipes de MSF à Magburaka[88].
– 21 janvier : l’Afrique du Sud va déployer sa première équipe de professionnels en soins de santé (1 médecin et 10 infirmières) en Sierra Leone. Il avait déjà envoyé des experts du National Health Laboratory Service pour exploiter des installations mobiles de dépistage[89].
– 23 janvier : après avoir donné mi-janvier 60.000 équipements de protection pour les personnels de soins et 40.000 équipements pour les personnels communautaires, les chinois vont envoyer fin janvier 5000 thermomètre pour aider le pays à rouvrir ses écoles[90].

Situation au Mali
– 24 janvier : l’OMS et les autorités maliennes annoncent, après 42 jours sans cas nouveau, la fin de la flambée d’Ebola dans le pays[91],[92].

Les cas d’Ebola hors Afrique

 Allemagne
– 3 janvier : un médecin sud-coréen exposé au virus après une piqûre avec une aiguille hypodermique en Sierra Leone a été transféré en Allemagne (Berlin)[93].

 UK – Ecosse
– 3 janvier : l’infirmière du NHS diagnostiquée positive au virus Ebola le 29 décembre a vu son état de santé se dégrader malgré le traitement avec du plasma de convalescent et un antiviral expérimental[94] ; au 13 janvier, sa situation est en voie d’amélioration[95],[96]. Elle est sortie de l’hôpital le 24 janvier[97]

Inde

– 3 janvier : le patient de 26 ans qui avait été placé en quarantaine le 11 novembre est encore en observation, le virus étant toujours présent dans son sperme[98].

 USA
– 3 janvier : un groupe de 100 soldats (615th Engineer Company) de retour d’Afrique de l’ouest a été placé en quarantaine pour 21 jours[99].
– 8 janvier : l’effort consenti par l’U.S. Agency for International Development comporte 2367 personnels du DoD, dont 2174 basés à Monrovia et 193 personnels de la marine et des opérations portuaires, basés à Dakar. Ces personnels ne sont pas impliqués dans le traitement des malades, mais dans le support logistique et l’entraînement des personnels de santé (1539 personnels entraînés à cette date), l’analyse au laboratoire et la construction de centres de traitement[100].
– 13 janvier : aucun signe de la maladie chez un technicien du CDC possiblement exposé au virus le 22 décembre dernier[101].

 Irak
– 2 janvier : des combattants de l’armée islamique d’Irak auraient contracté Ebola et ont été hospitalisés à Mossoul. Ils proviendraient de divers pays africains mais très peu d’entre-eux d’Afrique de l’ouest[102]. 5 corps ont été incinérés[103], mais selon l’OMS, il ne s’agirait pas d’Ebola[104].

Focus sur l’UNMEER
La Mission (temporaire) des Nations Unies pour les interventions d’urgence Ebola (UNMEER), créée le 19 septembre dernier, est la première mission de santé d’urgence des Nations Unies (résolution 69/1 de l’Assemblée générale, et adoption de la résolution 2177 du Conseil de sécurité).

Sa réponse à l’épidémie d’Ebola se résume en 5 points stratégiques,[105] :

  • stopper l’épidémie
  • traiter les personnes infectées
  • garantir les services de base
  • préserver la stabilité
  • prévenir de nouvelles flambées épidémiques,
    qui sont précisés dans le document en référence[106].
    Elle émet de fréquents rapports de situation[107].

Les enfants sont particulièrement menacés par l’épidémie d’Ebola
Selon le directeur du CDC :
– la mortalité est particulièrement élevée surtout chez les enfants de plus de moins de 5 ans (80%)
– ils sont confrontés à une forte stigmatisation sociale en cas de maladie de leurs parents et n’ont pas été autorisés à sortir de la maison parce que les voisins ne le toléreraient pas
– au moins 11.000 enfants ont perdu au moins l’un de leurs parents et de nombreux orphelins sont rejetés par leurs communautés, mais des services de soutien existent
– leurs soins de santé habituels sont gravement compromis ; le paludisme non traité est ainsi une principale cause de décès des jeunes enfants
– les services d’obstétrique sont largement indisponibles augmentant les risques lors de l’accouchement
– témoins du décès ou de la maladie d’un de leurs parents, beaucoup d’enfants ont subi un traumatisme psychologique profond
– le taux de vaccination a chuté plaçant 1 million d’enfants à risque pour la rougeole et d’autres maladies évitables ; le CDC, l’USAID, l’OMS, l’Alliance GAVI, et d’autres mettent en œuvre des campagnes de vaccination
– la plupart des écoles sont fermées ; les enfants sont gardés hors de l’école et soumis à des risques de violence, d’abus et autres problèmes sociaux. Le CDC travaille avec l’UNICEF et l’USAID pour obtenir la réouverture rapide et sécurisée des écoles[108]. 

L’OMS répond aux critiques formulées contre l’organisation
La réponse de l’OMS a été considérée par beaucoup comme lente et inefficace, le niveau de la réponse ne correspondant pas à l’ampleur de l’épidémie. Le chef de l’OMS a annoncé un ensemble de réformes pour combattre mieux et plus rapidement les flambées de maladies. Les changements nécessaires sont notamment de disposer d’une main-d’œuvre d’urgence spécifique à chaque pays et formée avec une « précision militaire », d’avoir une équipe renforcée d’épidémiologistes pour détecter la maladie et un réseau de fournisseurs pour permettre aux intervenants d’atteindre une capacité de réaction. Cette épidémie a révélé certaines insuffisances et lacunes de gestion et d’infrastructures techniques et administratives de l’organisation qui souhaite la mise en place d’un fonds dédié pour soutenir des réponses rapides[109].

Un an après le premier cas d’Ebola en Afrique de l’ouest, l’OMS publie une série de 14 documents qui portent un regard en profondeur sur cette première épidémie dans la région[110]. Les articles explorent les raisons pour lesquelles la maladie a échappé à la détection pendant plusieurs mois et les facteurs, dont plusieurs sont spécifiques à l’Afrique de l’Ouest, qui ont favorisé sa propagation ultérieure.
Les articles les plus importants rapportent les événements dans chacun des trois pays les plus touchés – Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Ces pays partagent de nombreux défis communs, façonnés par la géographie, la culture et la pauvreté. Les faits marquants sont énoncés chronologiquement.

Un article revient également sur la réponse de l’OMS au cours des 12 derniers mois, y compris la déclaration d’urgence sanitaire internationale le 9 août. Il documente les nombreux défis auxquels sont confrontés les pays et la communauté internationale face à l’épidémie la plus grave et la plus complexe de l’histoire. Les contributions des gouvernements nationaux et de nombreux partenaires y figurent.

D’autres documents fournissent un aperçu sur le développement accéléré de vaccins, de traitements et de tests de diagnostic rapide, sur la façon dont le Sénégal, le Nigeria et le Mali ont réussi à contenir les cas importés et sur l’état de vigilance et de préparation dans le monde entier. Le rapport examine également ce qui donnera aux pays et à leurs partenaires la meilleure chance de maîtriser les épidémies futures.

Polémique autour de l’utilisation de l’amiodarone

L’ONG italienne Emergency avait été mise en cause pour l’utilisation d’amiodarone (médicament non testé contre Ebola) au centre Lakka à Freetown et a conduit un groupe de 14 médecins, infirmières et ambulanciers britanniques à se retirer par crainte de mise en danger de la sécurité des patients[111]. Dans un article paru fin novembre dans le British Medical Journal, il avait été précisé que ce médicament anti-arythmique, qui s’était montré être un puissant inhibiteur de l’entrée des filovirus dans les cellules, serait utilisé dans le cadre d’un essai clinique contrôlé et randomisé de phase III. Mais un certain nombre de patients ont reçu ce médicament à titre compassionnel sans que les médecins aient été en mesure de déterminer si le médicament avait un effet[112]. Dans un rapport du 3 janvier, Emergency répond à un certain nombre d’assertions du Guardian qu’ils jugent erronées[113] :

– la mortalité à Lakka n’est pas de 67% mais de 57,3% (122 malades confirmés traités depuis l’ouverture du centre)

– l’amiodarone n’est pas un médicament non testé chez l’homme puisqu’utilisé depuis 40 ans en cardiologie ; il est efficace et sûr

Emergency n’a pas utilisé ce médicament de manière irresponsable en dehors de conditions soigneusement contrôlées ; il a été utilisé chez des patients placés et suivis en soins intensifs

Emergency n’a pas arrêté d’utiliser ce médicament à la demande de l’UK Department for International Development qui n’est en rien concerné dans le traitement des malades et des procédures cliniques ; l’usage d’amiodarone a été approuvé et enregistré dans les essais cliniques[114]

Emergency a informé et recueilli le consentement des patients ou de leurs parents

– Les résultats sont les suivants : 48 patients traités en intraveineux les 3 premiers jours puis par voie orale les 7 jours suivants ; 24 décès enregistrés dont 6 qui étaient en situation critique à l’entrée et décédés dans les 24 heures, soit une mortalité de 42,8% en excluant ces derniers cas. Globalement, le centre de Lakka a enregistré une mortalité globale de 57,4%, mais si on exclut les 13 patients décédés dans les 24 heures après admission, elle n’est plus que de 52,3%. Dans ces observations préliminaires, l’amiodarone n’apparaît pas nocif pour les malades et pourrait même être bénéfique, renforçant la justification d’un essai clinique. 

OMS Pan American Health Organization Voir cette communication sur la préparation du PAHO relative à l’apparition de cas d’Ebola en Amérique Latine et aux Caraïbes[115].

Union Européenne
– 22 janvier : dans le cadre de l’Initiative Médicaments Innovants, 8 projets ont été sélectionnés par l’Europe ; ces projets visent à accélérer tous les éléments du développement d’un vaccin contre le virus Ebola, sa fabrication, le respect des schémas de vaccination et le développement de tests de diagnostic. Le budget de cette première sélection est de 215 M €[116]. Les projets retenus et les organismes participants sont les suivants[117] : VSV-EBOVAC, EBOVAC1, EBOVAC2, EBOMAN, EBODAC, Mofina, FILODIAG et EbolaMoDRAD.

Les mesures en France
– 19 janvier : le centre de traitement des soignants atteints d’Ebola implanté à Conakry en Guinée a été inauguré par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants. Ce CTS, mis en œuvre par le Service de santé des armées, est entièrement autonome[118].

Culture ou communication ?
Lire cet intéressant article qui analyse les réponses des habitants à l’épidémie d’Ebola en l’absence d’une véritable communication explicative de la situation, autre que ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire : le problème de la prise en charge de cette épidémie pourrait être lié a une communication inefficace et non à la culture[119].

 A travers les médias

 ProMed-Mail publie régulièrement les nouvelles les plus pertinentes issues des médias. Nous en reprenons un certain nombre parmi celles qui ont un rapport direct avec le contenu de cette note, ainsi que d’autres d’origines différentes (Health Map[120]…).
–        5 janvier : l’OMS lance un appel pour que 900 épidémiologistes supplémentaires se joignent à la lutte contre Ebola[121].
–        9 janvier : selon l’OMS, il n’est pas certain que l’épidémie d’Ebola puisse se terminer en 2015. Cela dépendra de l’évolution des pratiques et croyances dans ces pays africains et de la poursuite de l’aide internationale. Si le nombre de lits de traitement est maintenant suffisant, tous ne sont pas situés dans les points chauds de l’épidémie. L’ONU estime que le nombre de spécialistes nécessaires pour suivre l’épidémie doit être triplé et le principal problème est le traçage de tous les sujets contacts[122].
–        L’épidémie d’Ebola a conduit la communauté internationale à mettre en œuvre des niveaux de financement sans précédent aussi bien pour la prise en charge des malades que pour la recherche, accélérant ainsi la mise au point de vaccins et de médicaments nouveaux. Il est cependant important de surveiller la façon dont cet argent est distribué car les chercheurs locaux semblent avoir été laissés pour compte[123].
–        10 janvier : 450 personnels militaires ont été placés sous surveillance dans 4 bases militaires aux USA et 1 en Allemagne après leur retour de pays affecté par Ebola[124].
–      12 janvier : la Chine accroît son aide dans la lutte contre Ebola en envoyant 232 personnels militaires de santé supplémentaires en Afrique de l’Ouest, dont 154 au Libéria et 78 en Sierra Leone[125].
–        14 janvier : le virus Ebola traverse les frontières nationales et le contrôle des voyageurs est nécessaire pour éviter les interdictions des voyages internationaux qui sont inefficaces et contre-productives, empêchant les personnels médicaux et la logistique d’atteindre les pays atteints. Les contrôles au départ et/ou à l’arrivée sont actuellement peu performants et nécessitent le développement de recherches et de technologies nouvelles[126].
–        15 janvier : une organisation finlandaise, FNV, apporte son aide à la réalisation d’un plan d’action stratégique consacré au virus Ebola dans 4 pays africains (3 pays impactés par le virus + le Ghana)[127].
–        17 janvier : cet article discute du bien-fondé de l’attribution de l’organisation de la coupe des nations africaines à la Guinée équatoriale[128].
–        21 janvier : l’ONU a encore besoin de lever 1 milliard de dollars pour la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pour l’OMS, l’Unicef et le Programme alimentaire mondial[129].
–        21 janvier : Inveneo, une organisation à but non lucratif de San Francisco, a consenti un effort de 3 mois pour offrir un accès Internet dans 100 endroits en Afrique de l’Ouest pour lutter contre la propagation du virus Ebola. Inveneo s’est rapproché des scientifiques de Facebook qui ont analysé la couverture et l’utilisation des cartes cellulaires en Sierra Leone, en Guinée et au Libéria pour trouver le moyen le plus rapide et le moins cher d’étendre les connexions Internet afin que les travailleurs humanitaires puissent plus rapidement envoyer des données à des organisations internationales de la santé[130].
–        20 janvier : après les progrès enregistrés dans la lutte contre Ebola, l’ONU a exhorté la communauté internationale à aider la région à rependre pied et faire le point sur la façon dont on peut renforcer la résilience à long terme pour résister à de futures éclosions[131].
–        23 janvier : voir l’interview du Dr Peter Piot, découvreur du virus Ebola il y a 40 ans[132].
–        24 janvier : voir cet article sur la préparation de la Guinée équatoriale au risque de transmission d’Ebola dans le cadre de la Coupe africaine des nations[133]
–        26 janvier : le Sénégal rouvre sa frontière avec la Guinée[134].
–        28 janvier : des représentants du Libéria, de Sierra Leone, de Guinée et de la Côte d’Ivoire se réunissent à Freetown sous pour s’accorder sur les méthodes de contrôle et de prévention des épidémies dans les zones frontalières[135].
–        28 janvier : l’Union africaine envisage de lancer un Fonds de solidarité de l’Ebola et l’organisation humanitaire Oxfam international appelle à un « plan Marshall » post-Ebola[136].
–        30 janvier : la Turquie poursuit son aide aux pays touchés par l’épidémie d’Ebola avec 150 tonnes de médicaments et d’équipement médicaux[137].

Le virus et la maladie
–        Des chercheurs ont suivi les mutations génétiques du virus Ebola au cours des quatre dernières décennies. La comparaison de la séquence de la souche actuelle (EBOV/Mak) avec deux autres variantes du virus (une d’une épidémie à Yambuku, Zaïre en 1976 appelé EBOV/Yam-mai et l’autre d’une épidémie à Kikwit, au Zaïre en 1995 appelé EBOV/Kik-9510621). Ils ont observé un polymorphisme nucléotidique simple en plus de 600 points, soit 3% du génome. Trois de ces mutations sont apparues au cours de l’épidémie d’Afrique de l’ouest. Les médicaments basés sur les séquences offrent actuellement le meilleur espoir pour le traitement futur des épidémies d’Ebola mais les variations génétiques du virus peuvent modifier leur efficacité. Les auteurs ont observé une dizaine de mutations sur des sites susceptibles d’interférer avec les anticorps monoclonaux thérapeutiques ou les ARN interférents[138].
–        Des études réalisées en 2013 en Asie ont montré que des anticorps contre les virus Ebola Zaïre et Ebola Reston étaient présents chez des chauve-souris frugivores au Bangladesh ; aucun cas humain n’a été pour l’instant identifié[139]. Le virus Ebola Reston a infecté des singes et des porcs aux Philippines ; il est inoffensif chez l’homme[140] Des anticorps anti Ebola Zaïre ont de même été mis en évidence chez des chauves-souris frugivores au Ghana[141].
–        L’infection par le virus Ebola provoque souvent un choc septique souvent fatal. La rupture de la barrière du colon (endothélium vasculaire et épithélium colonique) pourrait en être la cause laissant alors passer dans la circulation bactéries et endotoxines. Une décontamination du colon associée aux antibiotiques pourrait être testée dans cette situation[142].
–        Sur 193 cas d’Ebola rapportés à Conakry, 152 se situent dans des chaînes de transmission et les personnels de santé contribuent peu à la transmission. Les individus hors personnels de santé transmettent la maladie à 2,3 personnes dans leurs communautés, 0,4 à l’hôpital et 0,5 lors des funérailles. A la suite de la mise en place de mesures de contrôle de l’infection, la transmission est tombée à moins de 0,1 à l’hôpital et lors des funérailles. Dans la communauté, le taux de reproduction a chuté de 50% si les patients ont été admis à l’hôpital, mais est resté inchangé pour ceux qui ne l’ont pas été. En mars, 35% des transmissions étaient à l’hôpital et les transmissions funéraires constituaient 15%, mais en avril, ils ne représentaient respectivement que 9% et 4%. A Conakry, les mesures prises avaient le potentiel d’arrêter l’épidémie, mais les réintroductions de la maladie et la faible coopération de quelques familles a contribué à la diffusion à bas niveau du virus[143].
–        Il y a eu peu de cas documentés de malades d’Ebola empruntant des lignes aériennes commerciales et aucune transmission aux passagers et aux équipages n’a jamais été observée. C’est en particulier le cas pour les deux personnes infectées au Nigéria en juillet dernier qui ont voyagé alors qu’ils étaient probablement symptomatiques (l’un a perdu connaissance à l’aéroport peu après l’atterrissage, et l’autre avait de la fièvre, des vomissements et de la diarrhée le jour de l’arrivée), et pour l’américain qui a voyagé en octobre[144].
–        Sur un modèle de cobaye les auteurs ont confirmé que la transmission du virus se faisait par contact avec des produits infectés (litières) y compris ceux contaminés par des gouttelettes respiratoires sur de courtes distances : les animaux contaminés par voie intranasale transmettent plus facilement l’infection que ceux contaminés par voie intrapéritonéale. La séparation des animaux par un grillage suffit à arrêter la propagation du virus. Les animaux infectés par voie nasale présentent une pathologie pulmonaire plus marquée avec plus d’antigènes viraux dans la trachée et sont plus infectieux[145].
–        Cet article discute le problème de la mesure de la température dans le triage des cas suspects d’Ebola. En effet, le virus Ebola se multiplie dans le sang au cours de l’incubation et au moment où apparaît la fièvre, il y a 50 à 100.000 virus dans chaque ml de sang. La prise de température est donc de faible sensibilité pour la détection de la maladie, engendrant un taux élevé de faux négatifs. Avec le protocole actuel, les sujets ne seront pris en charge qu’à l’apparition des premiers symptômes, or, le traitement pendant la période d’incubation augmente considérablement la probabilité de survie. En outre, en période d’épidémie de grippe, il est impossible de distinguer ces deux maladies, d’où le risque de panique et de saturation des systèmes de santé. Les coûts des faux positifs et négatifs sont très élevés : la prise en charge d’un malade à New York aurait coûté 20 millions USD. L’idéal serait d’utiliser la PCR, mais en raison des exigences liées à cette technique, elle n’est pas utilisable en Afrique de l’ouest. C’est dans ce contexte que la nanobiophysique (exemple de système : Gene-RADAR) sera capable de fournir des outils précis, rapides et d’un coût peu élevé, permettant de mesurer une charge virale avant l’apparition des premiers symptômes[146].
–        Une étude destinée à mesurer la survie du virus Ebola (souche modifiée non pathogène pour l’homme) dans différents milieux et à différentes températures et sa sensibilité à divers désinfectants (chlore libre, ammoniums quaternaires, acide peracétique, chaux, composé phénolique, détergent anionique) débutera mi-février[147].
–        L’infection du cobaye par le virus Ebola Zaïre ne provoque pas de maladie lors de la première inoculation. Il faut multiplier les passages (5 fois) pour obtenir une maladie : le virus voit alors sa virulence s’accroître. Les études génétiques pratiquées à chaque passage révèlent des changements dans les protéines clés du virus expliquant l’augmentation de sa virulence. Ce travail devrait permettre de mieux appréhender l’évolution du virus au cours de l’épidémie actuelle d’Ebola[148].
–        Dans cet article d’Eurosurveillance, les auteurs décrivent 2 cas de femmes allaitantes aux résultats d’analyse virale discordants. La première, ayant récupéré de la maladie, ne présente plus de virus dans le sang et pas dans le lait mais en présente dans les urines ; son enfant a contracté la maladie. Pour la seconde, l’enfant allaité n’a pas contracté la maladie bien que le sang de la mère ait été testé positif au virus. Cet exemple illustre la complexité de la prise en charge des patients[149].
–        Un virologue de Fort Detrick, Md., a retrouvé des traces (anticorps) d’infection à virus Ebola dans le sang de sujets d’Afrique de l’ouest 7 ans avant l’actuelle épidémie. 8,6% des échantillons présentent des IgM, indicatives d’une affection récente et la plupart des anticorps sont spécifiques de la souche Ebola Zaïre[150].
–        Cet article argumente à nouveau sur les possibilités de transmission d’Ebola par les gouttelettes émises lors de la toux ou de l’éternuement[151].
–        Ebola constitue la plus grande menace pour la survie des gorilles (estimation de 100.000 sujets à l’état sauvage) et des chimpanzés, 1/3 de leur population ayant été anéantie depuis les années 1990. La mortalité est en effet de 95% pour les gorilles et 77% pour les chimpanzés mortalité, plus importante que pour l’homme[152]. Cet article plaide pour la vaccination de ces grands singes, un vaccin sûr et efficace ayant été développé pour eux[153]. Voir aussi ce travail sur le même sujet[154].
–        Lors de l’épidémie de 2001-2 au Gabon, plusieurs chiens ont été exposés au virus Ebola en mangeant des animaux morts infectés. 439 chiens ont été testés. De nombreux animaux (154) présentent des IgG (contre 2% de 102 échantillons testés en France, un résultat vraisemblablement faux positif). Les chiens sont cependant restés asymptomatiques et aucun antigène n’a été détecté, mais posent néanmoins la question du risque pour l’homme[155].  

Les pistes thérapeutiques et vaccinales
Dans sa mise à jour du 30 janvier relative à la R&D concernant le traitement et les vaccins, l’OMS a donné la priorité à un certain nombre de produits pour en accentuer le développement et les essais cliniques[156]. Nous reprendrons ses recommandations dans les chapitres suivants.

Les pistes thérapeutiques – actualités
Nous reprendrons les produits classés en priorité par l’OMS, les autres étant regroupés dans « autres traitements ».

 Sang et produits dérivés du sang
–        Transfusion de sang total de malades guéris : des essais sont en cours en Sierra Leone. La transfusion de sang total de sujets ayant été guéris d’Ebola avait déjà été utilisée en 1995 à Kinshasa lors de la flambée d’Ebola de Kikwit au Zaïre (actuellement République Démocratique du Congo). Au total 8 sujets avaient été traités et un seul décès a été déploré (la mortalité lors de cette épidémie a été de 80%)[157].
–        Administration de plasmas de convalescents : un essai vient de commencer au Libéria sous les auspices de ClinicalRM (OMG américaine) et d’autres sont prévus en Guinée grâce à un partenariat international (USA, Belgique, Royaume-Uni, France et MSF). Voir en outre cet article[158].
–        Un élevage de bétail génétiquement modifié pour produire à haut niveau des anticorps humanisés est exploité dans une ferme du Dakota du Sud. Les chercheurs espèrent pouvoir produire d’importantes quantités de produits thérapeutiques chez les animaux vaccinés contre Ebola ou toute autre pathologie infectieuse[159].

Médicaments prioritaires (OMS)
–        ZMapp : ZMapp est en cours de tests sur un faible échantillon de sujets au Royaume-Uni sous la responsabilité de l’université d’Oxford ; les résultats sont attendus en février. Un essai clinique devrait débuter au Libéria sur 150 malades, mais des difficultés subsistent pour sa production et le médicament ne devrait pas être opérationnel pour cette épidémie[160].
–        Favipiravir : un essai clinique vient de débuter en Guinée sous la responsabilité de l’INSERM, MSF et du gouvernement guinéen (centre de Nzérékoré géré par ALIMA) ; un autre est en cours depuis le 17 décembre dans le centre de Guékédou et a du débuter mi-janvier à Macenta avec la Croix-Rouge française. L’ensemble de ces essais est coordonné par l’OMS[161].
–        Brincidofovir : un essai clinique a débuté le 1er janvier à ELWA 3, centre tenu par MSF à Paynesville, Monrovia sous la responsabilité de l’université d’Oxford (GB) et financé par le Wellcome Trust[162]. Il va comparer la mortalité de 140 malades traités à celle observée précédemment chez les malades hospitalisés à Monrovia. En cas d’effet positif du médicament, un essai plus important sera mis en œuvre[163]. Mais avec seulement quatre nouveaux cas de maladie à virus Ebola au Libéria la semaine dernière, seule une poignée de patients a pu être incluse dans l’essai et Chimerix a décidé de se retirer des essais cliniques Ebola pour se recentrer sur le cytomégalovirus[164].

 Autres traitements
–        Le sélénium : la virulence des virus enveloppés à ARN, dont le virus Ebola, fait intervenir la formation de pointes hydrophobes qui forment des trous dans la double couche lipidique de la membrane cellulaire. La formation de ces pointes est catalysée par la forme réduite de la protéine virale disulfure isomérase[165]. Les réactions liées à cette enzyme peuvent être inhibées par une petite molécule redox, le sélénite de sodium (Na2SeO3). L’auteur suggère que ce produit pourrait inhiber le virus Ebola[166].
–        La FDA vient d’approuver un protocole pour traiter les patients atteints d’Ebola au moyen de l’Aethlon Hemopurifier®. Rappelons qu’il s’agit d’un appareil de bio-filtration capable d’enlever les virus de la circulation sanguine. Ce dispositif a été testé avec succès chez un malade traité à l’hôpital universitaire de Francfort. Environ 242 millions de virus avaient pu être capturés au cours d’une séance de traitement qui a été répétée. Le malade avait initialement 400.000 virus par ml de sang et plus que 1000 virus par ml à la fin du traitement. Ce dispositif peut être connecté à un appareil de dialyse[167].
–        La protéine GRP-78[168] et les protéines apparentées pourrait constituer une cible universelle pour nombre d’affections graves infectieuses ou cancéreuses. Les auteurs ont utilisé une combinaison de substances incluant du sildénafil (Viagra) ou du tadalafil (Cialis) pour cibler cette protéine. L’étude préclinique montre qu’un inhibiteur de cette protéine (OSU-03012) permet de réduire l’expression des récepteurs de nombre de virus dont Ebola, mais aussi de rendre vulnérables aux antibiotiques certaines bactéries résistantes[169],[170].

  1. Les Pistes vaccinales – actualités
    Deux vaccins vont entrer en phases II et III dans plusieurs pays d’Afrique[171]:
    – l’un est le ChAd3-ZEBOV, développé par GlaxoSmithKline en collaboration avec le NIH. Ce vaccin s’est révélé immunogène aux doses testées[172].
    – l’autre est le rVSV-ZEBOV développé par la Public Health Agency au Canada et licencié à NewLink Genetics qui à son tour l’a licencié à Merck Vaccines, USA. Dans l’essai de phase I réalisé en Suisse, 10 sujets sur 59 ont présenté des douleurs articulaires des mains et des pieds qui ont régressé spontanément[173] et qui ont conduit à une suspension temporaire de l’essai[174]. Voir la discussion sur ces effets secondaires directement attribuables au vaccin et qui ont conduit à réduire les doses à la reprise des essais chez une cinquantaine de personnes[175],[176].

Ces deux vaccins présentent des profils de sécurité satisfaisants[177] et les essais se poursuivent au Libéria fin janvier (collaboration gouvernement libérien et NIH), puis en Guinée (collaboration OMS et MSF) et Sierra Leone en février (collaboration avec CDC, USA)[178],[179].
La phase suivante des essais devrait prendre 6 mois et des millions de doses de vaccins devraient être disponibles en fin d’année[180]. Ces vaccins seront testés sur 30.000 volontaires, dont des personnels de santé[181], mais avec une étape d’évaluation de leur sécurité au Libéria sur les 600 premiers vaccinés. Les études de phase III permettront un suivi de 8 à 12 mois[182]. Mais la baisse du nombre de cas dans les pays va compliquer le développement du vaccin[183],[184] et il va être difficile de trouver des sujets non porteurs d’anticorps.

 Un troisième vaccin à deux composés (basés sur les technologies AdVac® et MVA-BN®), le MVA-BN® Filo utilisé en rappel d’une primo vaccination utilisant le ChAd3 monovalent. Ce vaccin développé par Johnson & Johnson (sa filiale Janssen en partenariat avec Bavarian Nordic) est en phase I au Royaume-Uni puis aux USA ; l’essai est conduit par l’Oxford Vaccine Group [185] ; des essais complémentaires sont prévus en Afrique, dont un essai étendu en Sierra Leone en avril 2015[186].

 D’autres vaccins sont en préparation (Novavax et vaccins en développement en Chine, Russie et USA).

Des questions sont soulevées par cette vaccination :
– « Is the world ready for an Ebola vaccine? »[187]
– « There’s an Ebola vaccine in Africa. Now what? »[188]

Les tests diagnostic d’Ebola

Disposer d’un test rapide de diagnostic, peu cher et utilisable sans nécessiter une source d’énergie externe est essentiel pour améliorer la lutte contre la maladie[189]. Dans la note n° 5 de novembre, nous avions passé en revue divers tests existant ou en cours de développement[190]. Nous nous contenterons d’apporter des éléments complémentaires issus de l’actualité.
–        Un test rapide aurait été développé en Allemagne qui identifie une protéine du virus Ebola. Ce test ne prend que quelques minutes et ne nécessite pas de personnels qualifiés. Il pourrait aussi détecter les virus de Marburg et de Lassa[191]. A suivre
–        Un test basé sur un procédé d’immunofiltration utilisant un anticorps monoclonal dirigé contre la protéine de matrice VP40 du virus Ebola a été mis au point par une équipe allemande et publié en 2007. Ce test prend 30 minutes et ne nécessite ni source d’électricité ni équipement onéreux. Il avait été testé en 2003 lors d’une flambée d’Ebola. Il détecte les deux familles Zaïre et Soudan du virus[192].
–        Un laboratoire dans une valise a été mis au point par TwistDx, UK, utilisant une méthode d’amplification différente de la PCR classique : la Recombinase Polymérase Amplification (RPA) qui utilise une enzyme reverse transcriptase et peut détecter aussi bien l’ADN que l’ARN. Cette technique est plus simple que la PCR et plus rapide et opère à température ambiante. Les réactifs utilisés sont stables et sous forme sèche ; ils peuvent être transpostés sans réfrigération. La valise est alimentée en électricité par des panneaux solaires. Ce dispositif va être testé en Guinée[193].
–        La société K-Plan, France, entreprise spécialisée dans la conception d’outils de diagnostic adaptés pour des conditions d’emploi difficiles, a mis au point un laboratoire d’analyse, le K-LMP LabTM, laboratoire de microbiologie projetable, qui vient d’être livré à Beyla, centre de traitement en Guinée ouvert le 14 janvier[194].
–        Un autre dispositif, Gene-RADAR de Nanobiosym® Diagnostics est une plateforme mobile de la taille d’un iPad qui donne un diagnostic d’un coût beaucoup plus faible que les systèmes classiques[195].

Equipements de protection
Des progrès dans les équipements de protection Ebola ont été récemment réalisés aux USA (John Hopkins University) avec une protection moins contraignante au plan de la thermorégulation (les protections plus anciennes ne sont supportables que 30 à 60 minutes en climat chaud), une plus grande facilité à l’habillage et une plus grande rapidité au déshabillage sécurisé. Cet équipement a été primé par l’USAID[196],[197].

 Voir aussi
–        Samuel V. Scarpino, Atila Iamarino, Chad Wells, Dan Yamin et al.Epidemiological and viral genomic sequence analysis of the 2014 Ebola outbreak reveals clustered transmission. Clin Infect Dis, 2014 doi:10.1093/cid/ciu1131 http://cid.oxfordjournals.org/content/early/2014/12/12/cid.ciu1131.abstract
–    Les dommages collatéraux de l’épidémie d’Ebola s’étendent bien au delà de la maladie elle-même. Cet article pointe vers une question majeure à régler, la perturbation de la production alimentaire
http://www.theatlantic.com/international/archive/2015/01/ebola-sierra-leone-hunger-farming/384515/
–        L’épidémie a frappé durement les ménages et ce n’est pas sans effets sur l’économie globale du pays. http://www.voanews.com/content/ebola-world-bank-14jan15/2597984.html

Michel Curé

Conseil scientifique du Haut comité français pour la défense civile

[1] http://apps.who.int/gho/data/view.ebola-sitrep.ebola-summary-20141231?lang=en

[2] http://apps.who.int/ebola/

[3] http://www.bbc.com/news/world-31013636

[4] http://apps.who.int/ebola/en/current-situation/ebola-situation-report?m=20150107

[5] http://who.int/csr/don/archive/year/2014/fr/

http://www.who.int/csr/disease/ebola/situation-reports/archive/en/

[6] http://ecdc.europa.eu/en/healthtopics/ebola_marburg_fevers/Pages/index.aspx

[7] Euro Surveill. 2014;19(31):pii=20871. http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=20871

[8] http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/Bulletin-hebdomadaire-international/%28node_id%29/1694/%28query%29/Ebola%2Ben%2BAfrique

[9] http://www.cdc.gov/vhf/ebola/

http://www.cdc.gov/vhf/ebola/outbreaks/history/distribution-map.html

[10] http://in.reuters.com/article/2015/01/14/health-ebola-who-idINL6N0UT4CQ20150114

[11] http://apps.who.int/ebola/en/status-outbreak/situation-reports/ebola-situation-report-21-january-2015

[12] http://www.reuters.com/article/2015/01/15/health-ebola-un-idUSL1N0UU2QF20150115

[13] http://www.themonitor.com/news/us_news/un-at-least-ebola-hotspots-remain-but-new-cases-falling/article_13f939db-4c47-5014-9975-4803a31d00b2.html

[14] http://www.msf.org/article/ebola-crisis-update-13th-january-2015

[15] http://www.reuters.com/article/2015/01/12/us-health-ebola-who-idUSKBN0KL27P20150112

[16]http://af.reuters.com/article/nigeriaNews/idAFL1N0US0WC20150113?feedType=RSS&feedName=nigeriaNews

[17] http://www.themalaymailonline.com/world/article/un-warns-of-micro-outbreaks-of-ebola

[18] http://apps.who.int/ebola/en/ebola-situation-report/situation-reports/ebola-situation-report-28-january-2015

[19] http://apps.who.int/ebola/en/ebola-situation-report/situation-reports/ebola-situation-report-4-february-2015

[20] http://www.bloomberg.com/news/2015-01-21/ebola-fight-requires-1-billion-more-for-un-as-outbreak-weakens.html

[21] http://www.reuters.com/article/2015/01/22/us-health-ebola-who-idUSKBN0KV0Z320150122

[22] http://www.nytimes.com/2015/01/24/world/africa/ebola-infections-dropping-in-west-africa-world-health-organization-says.html?_r=0

[23] http://www.reuters.com/article/2015/01/23/us-health-ebola-who-idUSKBN0KW1NL20150123

[24] http://www.centralmaine.com/2015/01/29/fight-to-end-ebola-passes-milestone/

[25] http://allafrica.com/stories/201501291734.html?viewall=1

[26] http://www.khaleejtimes.com/kt-article-display-1.asp?section=international&xfile=data/international/2015/january/international_january734.xml

[27] http://www.cidrap.umn.edu/news-perspective/2015/01/ebola-response-evolves-amid-slowing-cases

[28] http://guineenews.org/ebola-plus-de-70-nouveaux-cas-enregistres-a-dubreka-officiel/

[29] http://www.worldbulletin.net/news/152525/saudi-arabia-closes-embassy-in-ebola-hit-guinea

[30] http://theweek.com/speedreads/534039/guinea-reopen-schools-closed-due-ebola-outbreak

[31] http://abcnews.go.com/Health/wireStory/guinea-schools-reopen-ebola-fears-home-28322729

[32] http://www.globalpost.com/dispatch/news/xinhua-news-agency/150112/guinea-adopts-stern-measures-against-opponents-anti-ebola-wa

[33] http://time.com/3675775/ebola-guinea-priests-beaten-village/

[34]http://rbth.co.uk/news/2015/01/12/russia_to_set_up_ebola_hospital_diagnostics_center_in_guinea_42818.html

[35] https://www.devex.com/news/cdc-calls-for-french-speaking-medical-personnel-to-combat-ebola-in-guinea-85241

[36] http://rbth.co.uk/news/2015/01/17/russia_opens_ebola_center_in_guinea_42952.html

[37] http://hereandnow.wbur.org/2015/01/23/ebola-denial-guinea

[38] http://newsdaily.com/2015/01/anger-mistrust-in-guinea-villages-hinders-battle-to-beat-ebola/#YL6qXj6w7y4JoGsH.99

[39] http://www.reuters.com/article/2015/01/30/us-health-ebola-redcross-idUSKBN0L31L820150130?rpc=401

[40] Almea Matanock, M. Allison Arwady, Patrick Ayscue, Joseph D. Forrester et al. Ebola Virus Disease Cases Among Health Care Workers Not Working in Ebola Treatment Units — Liberia, June–August, 2014. Morbidity and Mortality Weekly Report, November 14, 2014 / 63;1-5

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[42] http://allafrica.com/stories/201501060810.html

[43] http://en.starafrica.com/news/nine-counties-in-liberia-report-no-new-ebola-cases-for-over-21-days-un.html

[44] http://www.liberianobserver.com/news/14-deaths-75-quarantined-cape-mount

[45] http://www.aljazeera.com/news/africa/2015/01/ebola-ravaged-liberia-reopen-schools-africa-201516532037344.html

[46] http://www.thenewdawnliberia.com/news/6269-hunters-defy-government

[47] http://www.ibtimes.co.uk/ebola-despite-250-new-cases-week-sierra-leone-may-be-seeing-slowdown-says-who-1482420

[48] http://allafrica.com/stories/201501122365.html

[49] http://allafrica.com/stories/201501130822.html

[50] http://www.heritageliberia.net/heritagenews/index.php/2014-07-17-10-02-56/health/item/896-margibi-on-path-to-becoming-ebola-free-nyenswah-discloses

[51] http://allafrica.com/stories/201501131329.html

[52] http://www.ibtimes.com/liberias-us-built-ebola-treatment-centers-stand-empty-critics-say-response-outbreak-1787560

[53] http://www.thenewdawnliberia.com/news/6474-one-confirmed-ebola-case-left-in-liberia

[54] http://www.duluthnewstribune.com/news/health/3662689-health-officials-just-five-ebola-cases-left-liberia

[55] http://www.brecorder.com/world/africa/219993.html

[56] http://allafrica.com/stories/201501281100.html

[57] http://allafrica.com/stories/201501281320.html

[58] http://www.frontpageafricaonline.com/index.php/health-sci/4379-msf-elwa-iii-ebola-center-in-monrovia-reduces-capacity

[59] http://allafrica.com/stories/201501301537.html?viewall=1

[60] http://www.washingtonpost.com/news/local/wp/2015/01/20/global-communities-opens-new-burial-site-for-ebola-victims-near-monrovia/

[61] http://www.militarytimes.com/story/military/guard-reserve/2015/01/23/ebola-reservists/22234951/

[62] http://blogs.redcross.org.uk/emergencies/2015/01/spike-sierra-leone-ebola-cases-worrying/

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[65] http://www.worldbulletin.net/news/152254/sierra-leoneans-abandoned-over-ebola-fears

[66] http://www.theguardian.com/global-development/2015/jan/06/ebola-schools-sierra-leone-teachers-disease

[67] http://www.newctzen.com/index.php/11-news/1699-schools-will-not-reopen-until-who-declares-end-of-ebola-education-ministry

[68] http://africayoungvoices.com/2015/01/kono-ebola-hotspot/

[69] http://www.thehindu.com/news/international/world/sierra-leone-better-positioned-now-to-fight-ebola-un/article6774720.ece

[70] http://www.sierraleonetimes.com/index.php/sid/229242599

[71] http://newsdaily.com/2015/01/medical-charity-msf-opens-ebola-clinic-for-pregnant-women/#BvcI64VkfUw5txvw.99

[72] http://news.sky.com/story/1406600/sky-witnesses-horrors-of-ebola-in-sierra-leone

[73] http://www.cbc.ca/news/world/ebola-survivors-in-sierra-leone-key-in-training-health-providers-1.2897509

[74] http://news.sky.com/story/1407199/ebola-we-cant-dig-graves-quickly-enough

[75] http://allafrica.com/stories/201501141390.html

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[79] http://www.eboladeeply.org/articles/2015/01/7153/sierra-leone-sexual-transmission-ebola-threatens-undermine-progress/

[80] http://www.eturbonews.com/54560/ebola-second-phase-largest-ever-antimalaria-distribution-sierra-

[81] http://politicosl.com/2015/01/concerns-over-cross-border-infection-in-sierra-leone/

[82] http://medicalxpress.com/news/2015-01-sleone-reopen-schools-ebola-retreats.html

[83] http://www.scientificamerican.com/article/ebola-epidemic-takes-a-toll-on-sierra-leone-s-surgeons/

[84] http://tradearabia.com/news/HEAL_273891.html

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[86] http://newsroom.cumc.columbia.edu/blog/2015/01/23/new-model-combatting-ebola-epidemic/

[87] http://www.ventures-africa.com/2015/01/msf-opens-treatment-centre-in-new-sierra-leone-ebola-hotspot/

[88] http://news.gc.ca/web/article-en.do?nid=920119

[89] http://www.southafrica.info/about/health/ebola-team-21115.htm#.VMTHAcZk87B

[90] http://allafrica.com/stories/201501231802.html

[91] http://www.cbc.ca/news/world/ebola-outbreak-mali-declares-itself-free-of-deadly-virus-1.2917289

[92] http://www.ghanaweb.com/GhanaHomePage/health/artikel.php?ID=343791

[93] http://abcnews.go.com/Health/wireStory/south-korean-flown-germany-ebola-treatment-27975976

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[97] http://www.rte.ie/news/2015/0124/675405-uk-ebola-nurse/

[98] http://www.dnaindia.com/mumbai/report-though-mumbai-not-exposed-bmc-bracing-up-to-fight-ebola-2049143

[99] http://www.thenewstribune.com/2015/01/02/3568745_group-of-100-soldiers-now-in-ebola.html?rh=1

[100] http://www.defense.gov/news/newsarticle.aspx?id=123935

[101] http://cnsnews.com/news/article/no-sign-ebola-cdc-lab-worker-feared-exposed-weeks-ago

[102] http://www.dailymail.co.uk/news/article-2894154/ISIS-fighters-contracted-Ebola-World-Health-Organisation-investigating-reports-Islamist-militants-disease-showed-Iraqi-hospital.html

[103] http://rudaw.net/english/middleeast/iraq/04012015

[104] http://www.ibtimes.co.uk/who-isis-does-not-have-ebola-contingency-plan-being-developed-iraq-1482147

[105] http://ebolaresponse.un.org/fr/action-contre-lebola

[106] http://ebolaresponse.un.org/un-mission-ebola-emergency-response-unmeer

[107] http://ebolaresponse.un.org/resources

[108] http://www.foxnews.com/opinion/2015/01/16/eight-ways-ebola-threatens-children-west-africa/

[109] http://time.com/3681696/who-ebola-changes/

[110] http://www.who.int/mediacentre/news/notes/2015/ebola-one-year-on/en/

[111] http://www.theguardian.com/world/2014/dec/22/ebola-untested-drug-patients-sierra-leone-uk-staff-leave

[112] http://www.bmj.com/content/349/bmj.g7198

[113] http://reliefweb.int/report/sierra-leone/facts-lies-and-tales-about-ebola

[114] https://clinicaltrials.gov/ct2/results?term=amiodarone+ebola&Search=Search

[115] ProMed-Mail, 23 Jan 2015

[116] Eurosurveillance editorial team. First Innovative Medicines Initiative Ebola projects launched. Euro Surveill. 2015;20(3):pii=21014. Available online: http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=21014

[117] http://www.imi.europa.eu/content/ebola-programme

[118] http://www.defense.gouv.fr/operations/autres-operations/operations-ponctuelles/ebola-inauguration-du-centre-de-traitement-des-soignants-cts-de-conakry

[119] http://allafrica.com/stories/201501300797.html

[120] http://healthmap.org/ebola/#timeline

[121] http://www.voanews.com/content/ebola-epidemiologists-5jan15/2586125.html

[122] http://abcnews.go.com/Health/wireStory/ending-ebola-15-depends-locals-foreign-aid-28121449

[123] http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20150108161105711

[124] http://onenationrising.com/onr-news/450-military-personnel-monitored-for-ebola-in-u-s-germany

[125] http://bigstory.ap.org/article/f4305fd5916143c2bad35a9698d9db8e/china-sending-large-ebola-relief-team-west-africa

[126] http://www.forbes.com/sites/robertszczerba/2015/01/14/is-high-tech-ebola-screening-for-travelers-a-viable-option/

[127] https://www.ghanabusinessnews.com/2015/01/15/ebola-strategic-plan-for-ghana-other-countries-in-the-pipeline/

[128] http://www.goal.com/en-india/news/2292/editorials/2015/01/17/8035612/too-risky-for-morocco-equatorial-guinea-dices-with-the-ebola

[129] http://www.swissinfo.ch/eng/bloomberg/ebola-fight-requires–1-billion-more-for-un-as-outbreak-weakens/41229056

[130] http://blogs.wsj.com/digits/2015/01/21/tech-firms-extend-internet-access-to-help-ebola-treatment-in-africa/

[131] http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=49846#.VMZSPsZk87C

[132] http://www.sci-tech-today.com/story.xhtml?story_id=113002E57CA8#

[133] http://outbreaknewstoday.com/2015-africa-cup-of-nations-ebola-preparedness-28738/

[134] http://uk.reuters.com/article/2015/01/26/us-health-ebola-senegal-idUKKBN0KZ1GW20150126

[135] http://allafrica.com/stories/201501281332.html?viewall=1

[136] http://www.news24.com.ng/World/News/African-Union-pledges-Ebola-fund-20150128

[137] http://www.dailysabah.com/politics/2015/01/30/afad-delivers-medical-aid-to-ebolaaffected-west-africa

[138] http://medicalxpress.com/news/2015-01-genetic-ebola-virus-west-african.html

[139] http://wwwnc.cdc.gov/eid/article/19/2/pdfs/12-0524.pdf

[140]https://books.google.fr/books?id=FFedBQAAQBAJ&dq=Promed+20090305.0910.&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

[141] http://www.npr.org/blogs/goatsandsoda/2015/01/02/371994171/where-could-ebola-strike-next-scientists-virus-hunt-in-asia

[142] Lawrence A Lynn. Combined endothelial and epithelial barrier disruption of the colon may be a contributing factor to the Ebola sepsis-like syndrome. Patient Safety in Surgery 2015, 9:1  doi:10.1186/s13037-014-0048-z

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[146] http://www.wired.com/2015/01/nanobiophysics-ebola-pandemics/

[147] http://sph.unc.edu/sph-news/study-to-examine-ebolas-survival-rate-disinfection-in-sewage/

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[149] Moreau M, Spencer C, Gozalbes JG, Colebunders R, Lefevre A, Gryseels S, Borremans B, Gunther S, Becker D, Bore JA, Koundouno FR, Di Caro A, Wölfel R, Decroo T, Van Herp M, Peetermans L, Camara AM. Lactating mothers infected with Ebola virus: EBOV RT-PCR of blood only may be insufficient. Euro Surveill. 2015;20(3):pii=21017. Available online: http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=21017

[150] http://www.defense.gov/news/newsarticle.aspx?id=123853

[151] http://newsoffice.mit.edu/2015/3q-ebola-spread-0121

[152] Cette comparaison ne tient pas compte du fait que les animaux sauvages ne reçoivent aucun soin médical (NDR)

[153] http://www.mirror.co.uk/news/technology-science/science/ebola-killed-third-worlds-gorillas-5008128

[154] Ryan SJ, Walsh PD (2011) Consequences of Non-Intervention for Infectious Disease in African Great Apes. PLoS ONE 6(12): e29030. doi:10.1371/journal.pone.0029030

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[156] http://www.who.int/medicines/ebola-treatment/2015-0130_Ebola_RD_Update.pdf?ua=1

[157] K. Mupapa, M. Massamba, K. Kibadi, K. Kuvula, A. Bwaka, M. Kipasa, R. Colebunders and J. J. Muyembe-Tamfum on behalf of the International Scientific and Technical Committee. Treatment of Ebola Hemorrhagic Fever with Blood Transfusions from Convalescent Patients. J Infect Dis, 1999, 179(Supplement 1): S18-S23. doi: 10.1086/514298

[158] https://globalhealth.duke.edu/media/news/duke-and-unc-consortium-testing-new-plasma-treatment-ebola

[159] http://www.nbcnews.com/storyline/ebola-virus-outbreak/genetically-modified-cattle-human-dna-might-hold-ebola-cure-n287796

[160] http://www.nytimes.com/2015/01/23/business/fast-track-on-drug-for-ebola-has-faltered.html

[161] http://www.alimaong.org/communique-de-presse-guinee-alima-a-commence-un-essai-clinique-de-traitement-contre-ebola-sur-son-site-en-guinee/

[162] http://allafrica.com/stories/201501061057.html

[163] http://www.cherwell.org/news/oxford/2015/01/16/ebola-treatment-begins-trials-in-liberia

[164] http://ir.chimerix.com/releasedetail.cfm?ReleaseID=893927

[165] La disulfure isomérase est une protéine chaperonne qui catalyse l’ouverture/fermeture de ponts disulfures lors du repliement des protéines

[166] http://www.sciencedomain.org/abstract.php?iid=722&id=12&aid=7276

[167] http://www.hcplive.com/articles/Ebola-Blood-Filter-Trial-Cleared

[168] La GRP-78 est une protéine chaperonne encore appelée protéine de liaison aux immunoglobulies ou protéine du choc thermique HSP70. Présente dans la lumière du réticulum endoplasmique, elle se lie à des protéines nouvellement synthétisées les maintenant dans un état capable de permettre leur repiement ou leur oligomérisation ultérieures. C’est aussi un composant essentiel de la machinerie de translocation. Elle joue en outre un rôle dans le transport rétrograde à travers la membrane du RE de protéines aberrantes destinées à la dégradation par le protéasome.

[169] Laurence Booth, Jane L. Roberts, Devin R. Cash, Seyedmehrad Tavallai, … and Paul Dent. GRP78 / BiP / HSPA5 / Dna K is a universal therapeutic target for human disease. J Cell Pysiol, DOI: 10.1002/jcp.24919 http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jcp.24919/abstract

[170] http://www.rt.com/news/219743-protein-target-cancer-treatment/

[171] http://www.who.int/medicines/ebola-treatment/emp_ebola_vaccines/en/

[172] Tommy Rampling, Katie Ewer, Georgina Bowyer, Danny Wright, Egeruan B. Imoukhuede, Ruth Payne et al. A Monovalent Chimpanzee Adenovirus Ebola Vaccine — Preliminary Report. NEJM, 2015, January 28, DOI: 10.1056/NEJMoa1411627

[173] http://www.reuters.com/article/2015/01/05/us-health-ebola-vaccine-idUSKBN0KE0XP20150105

[174] http://www.theguardian.com/world/2014/dec/11/ebola-vaccine-trial-suspended-joint-pains

[175] http://www.ctvnews.ca/health/halted-study-of-canadian-ebola-vaccine-resumes-with-lower-dose-1.2174655

[176] http://www.microfinancemonitor.com/2015/01/05/newlink-genetics-merck-to-resume-ebola-vaccine-trials-on-30-million-contract/#

[177]http://www.brightsurf.com/news/headlines/105579/First_trial_results_show_GSKNIH_Ebola_candidate_vaccine_has_acceptable_safety_profile_.html

[178] http://zeenews.india.com/news/health/health-news/who-deems-two-ebola-vaccines-acceptably-safe_1527707.html

[179]http://www.lse.co.uk/macroeconomicNews.asp?code=3gy9xf4w&headline=US_health_officials_say_Ebola_treatment_trial_to_start_soon_in_Liberia

[180] http://www.fredericksburg.com/features/health_living/leading-ebola-vaccines-appear-safe-further-tests-starting/article_c7b3ba8b-cf3b-5be0-a931-142ec13abde5.html

[181] Anne Gulland. Ebola vaccine to be tested on 30 000 volunteers. BMJ 2015;350:h448 http://www.bmj.com/content/350/bmj.h448

[182] http://www.thenewdawnliberia.com/news/6559-new-ebola-trial-vcaccines-launched

[183] http://www.nytimes.com/2015/01/10/health/ebbing-of-ebola-complicates-testing-of-vaccines.html?_r=0

[184] http://www.cidrap.umn.edu/news-perspective/2015/01/report-maps-complex-challenges-ebola-vaccine-efforts

[185] http://www.microfinancemonitor.com/2015/01/16/johnson-johnson-given-115-mln-to-speed-up-ebola-vaccine-trial/

[186] http://newyork.cbslocal.com/2015/01/06/new-jersey-based-johnson-johnson-begins-testing-ebola-vaccine/

[187] http://www.sciencedirect.com/science?_ob=PdfExcerptURL&_imagekey=1-s2.0-S0140673614623989-main.pdf&_piikey=S0140673614623989&_cdi=271074&_orig=browseVolIssue&_zone=rslt_list_item&_fmt=abst&_eid=1-s2.0-S0140673614623989&_issn=01406736&_user=12975512&md5=435

[188] http://www.nationaljournal.com/health-care/there-s-an-ebola-vaccine-in-africa-now-what-20150128

[189] http://www.nature.com/news/ebola-experts-seek-to-expand-testing-1.16518

[190] http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/77088.htm

[191] http://www.dw.de/rapid-ebola-detection-certainty-in-minutes/av-18167029

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