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Les fusillades ou tueries de masse,13 janvier 2015

Les fusillades ou tueries de masse

Les États Unis sont régulièrement le théâtre de fusillades ou tueries de masse, (ou mass shooting), la SFMC a consacré à ce type d’événement un dossier (Lettre SFMC N° 65 janvier 2012 et N° 69 décembre 2012).
La France et l’Europe sont relativement épargnées, alors que dans certaines régions du monde elles sont fréquentes, car elles s’inscrivent dans un contexte sociétal où il est difficile de séparer guerre civile de terrorisme permanent.
Les récents événements survenus à Paris au début du mois de janvier entrent-ils dans ce concept ?
Il a semblé utile de consacrer à ces événements une étude typologique plus complète.
Plusieurs critères peuvent être retenus pour tenter une classification :
             – Les circonstances de survenue.
             – L’origine des agresseurs.
             – Les lieux de survenue.
             – Les victimes ciblées.
             – Les armes utilisées.
Plusieurs de ces critères sont d’ailleurs intriqués et c’est à partir de ces corrélations que l’on peut proposer la typologie suivante.
              A/Les fusillades liées aux actions de banditisme
Elles peuvent elles-mêmes actuellement se scinder en quatre groupes :
              1) Les actions de représailles ou de « règlement » de compte entre des clans ou des organisations rivales dans les domaines du contrôle de la drogue, de la prostitution et de différentes activités illicites.
          -Les victimes sont peu nombreuses, car ce sont le plus souvent des actions ciblées sur 4 ou 5 personnes et elles appartiennent au même groupe.
       – Elles surviennent le plus souvent soit dans des lieux publics fréquentés régulièrement par les victimes (bars, restaurants) soit sur la voie publique ou dans des véhicules.
        – Elles étaient effectuées le plus souvent par des armes de poing mais les armes automatiques sont également souvent employées depuis quelques années.
         -Comme il s’agit d’actions faites pour tuer, les lésions sont le plus souvent mortelles d’emblée et dans certains cas les corps abandonnés sont découverts quelques heures après les tirs.
         -Dans le domaine de l’organisation de secours, les actions se limitent le plus souvent au constat de décès sur place.
              2) Les actions de banditisme pour voler des objets de valeur (bijoux matériels..) ou de l’argent liquide.
              –Elles surviennent en milieu urbain car il s’agit d’attaques de magasins, de bijouterie, de fourgons de transport de fonds.
              -Les victimes sont peu nombreuses se recrutant parmi les personnels du magasin, les personnels de conduite et d’escorte pour les convois de fond.
              -Les armes utilisées peuvent être aussi bien des armes de poing que des armes automatiques de l’arsenal des armes de guerre.
              -En ce qui concerne la topographie et la gravité des lésions, cela dépend aussi bien de la nature de l’arme que des conditions de réalisation permettant ou des tirs de précision, il y aura donc des blessés qu’il faudra prendre en charge.
              -Dans le domaine de l’organisation de secours les actions consisteront à prendre en charge les victimes sur les lieux mêmes de l’événement avec les protocoles usuels pour « Blessés par balle ».
              -Cette prise en charge se fera donc toujours dans un climat émotionnel particulier d’autant plus important que le nombre de victimes est élevé et qu’il y également des morts.
              3) Les actions de banditisme avec prise d’otage, il s’agit le plus souvent d’une variante des actions de vol ou de cambriolage qui « tourne mal « pour les malfaiteurs surpris par les services de police.
             -Les victimes vont se recruter soit parmi les otages soit parmi les services de police.
        -La gravité des lésions dépend du type d’armes à la disposition des malfaiteurs et surtout de leur intention de tuer. Toutes les possibilités peuvent se rencontrer : des lésions graves quasiment mortelles d’emblée aux lésions de faible gravité.
         -Ces situations entrainent quai automatiquement l’intervention d’unités spéciales (GIGN, RAID) des services de police.
              -L’organisation des secours doit tenir compte du risque évolutif que peut représenter des échanges de tirs et les personnels de secours et de soins doivent respecter les périmètres de sécurité installés par les services de police ou de gendarmerie.
            -L’importance du climat émotionnel doit être également pris en compte avec la présence ou non d’impliqués, de proches (parents, collègue de travail etc.).
              4) Les réactions de banditisme lors de contrôle sur la voie publique, le plus souvent de véhicules automobiles.et il s’agit de tir d’armes  pour couvrir leurs fuites.
              -Dans ces situations les victimes se recrutent essentiellement parmi les personnels des services de police ou de gendarmerie, mais des balles perdues peuvent, dans les zones de fortes densités de population, provoquer des atteintes des passants plus ou moins proches.
            -Il peut s’agir aussi bien de tirs d’armes automatiques que d’armes de poing et la gravité des lésions est variable.
              -L’organisation des secours devra tenir compte aussi bien des lieux de survenue (voie publique), du nombre de victimes, de leur nature (services de police ou témoins) et de la gravité des lésions.
              B/Les fusillades liées aux différents familiaux
Elles peuvent elles-mêmes actuellement se scinder en deux situations distinctes:
              1) Actions préméditées et préparées
         -Elles consistent dans la mort de plusieurs personnes de la même famille (parents et proches, époux et enfants qui sont « exécutées »par des tirs directs (crane et thorax) et les lésions sont le lus souvent mortelles d’emblée.
            -Les actions se déroulent en milieu familial.
         -Le tireur se suicide immédiatement après les faits ou secondairement, il peut également prendre la fuite.
            -Dans certaines situations le tireur reste sur place et se retranche dans les lieux, suivant la formule journalistique habituelle il devient un « forcené ».
           -Les armes utilisées sont le plus souvent des armes de poing ou des armes de chasse.
             -L’organisation des secours est amenée quelque fois à prendre en charge des survivants en tenant compte du risque évolutif représenté par « le forcené » et du climat émotionnel particulier (présence d’enfant parmi les victimes).
              2° Actions non préméditées
          -Elles consistent dans le tir d’armes sur de personnes de l’entourage familial au cours de disputes violentes où le contexte alcoolique est plus moins présent, le contexte psychiatrique est souvent aussi évoqué.
       -Les victimes appartiennent au même groupe familial et leur nombre est toujours limité, le plus souvent inférieur à 5.
           -Les armes utilisées sont variables, le plus souvent armes de chasse mais également armes de poing.
           -Suivant les cas le tireur(le plus souvent un homme) peut se suicider , se livrer à la police, se retrancher sur les lieux.
             -La nature et la gravité des lésions dépendent à la fois des armes utilisées et des conditions de tir, il peut s’agir de lésions mortelles d’emblée mais aussi de lésions laissant des possibilités immédiates de survie.
             -L’organisation des secours doit pouvoir prendre en charge les survivants en tenant compte des risques évolutifs éventuels, du climat émotionnel général.
              C/Les fusillades liées aux « querelles » de voisinage
           -Elles consistent dans le tir d’armes à feu sur de personnes de voisinage cours de disputes violentes où le contexte alcoolique est plus moins présent.
            -Les victimes, comme pour les tirs au cours de conflits familiaux, appartient au même groupe.
           -Suivant les ca, le tireur(le plus souvent un homme) peut se suicider n se livrer à la police, se retrancher sur les lieux.
             -La nature et la gravité des lésions dépendent à la fois des armes utilisées et des conditions de tir, il peut s’agir de lésions mortelles d’emblée mais aussi de lésions laissant des possibilités immédiates de survie.
             -L’organisation des secours doit pouvoir prendre en charge les survivants en tenant compte des risques évolutifs éventuels, du climat émotionnel général.
              D/Les fusillades provoquées au cours d’actions de terrorisme
             -Fréquentes dans certaines régions du monde, elles sont rares en Europe et en France où les actions de terrorisme se réalisent le plus souvent avec des engins explosifs.
Cependant, en raison d’une part de la facilité pour se procurer des armes de tir automatique,(armes de guerre),et d’autre part de la modification des comportements des terroristes ,on assiste depuis quelques temps à une nette augmentation des fusillades dans les actions de terroristes.
         -Ces événements surviennent surtout en milieu urbain, grandes villes ou capitales régionales.
          -Les cibles sont tout à la fois des lieux symboles (lieux de culte, bâtiments publics, écoles,) des populations données (pour leur appartenance à une religion donnée, à une profession donnée).
,      -Compte tenu de ces cibles, les victimes pourront être des adultes, des enfants, des adolescents, des femmes, des personnels de service publics, des personnels de culte….
      -Les moments de fusillades sont choisis en fonction d’une plus grande l’affluence de personnes.
          -Les armes utilisées sont le plus souvent actuellement des armes de guerre à tir automatique avec un fort potentiel destructeur et leur utilisation est faite dans le but précis de tuer.
         -Les lésions constatées sont souvent des lésions graves, mortelles d’emblée pour beaucoup de lésions crâniennes et thoraciques.
         -Les auteurs de ces fusillades agissent soit seul soit en groupe de un à deux tireurs et leur leurs motivations idéologiques, bien que très variables, obéissent aux mêmes règles de « vengeance », « d’établissement  ou de rétablissement» d’un ordre sociétal donné.
        -Quand les auteurs ne peuvent quitter les lieux avant l’arrivée des forces de police, on assiste alors à une confrontation avec ces services de police entrainant de nouveaux tirs, des prises d’otages.
        -Le plus souvent quand ils peuvent quitter les lieux de l’attentat avant l’arrivée des services de police, cette confrontation est retardée, elle aura lieu en d’autres endroits et ce en fonction de la rapidité et la de précision des recherches, des localisations et des actions d’arrestation.
        – Survenant en milieu urbain, à des heures de grandes activités sociales et dans des lieux très fréquentés, ces événements sont très rapidement connus et la rapidité de cette information contribue souvent à accentuer la présence de population sur les lieux.
        -La nature et les conséquences immédiates et retardées de ces événements, comme leur survenue en milieu urbain, expliquent et justifient l’importance quantitative et qualitative des moyens de secours engagés.
      -Ces événements par leurs conséquences humaines (nature des cibles et nombre de victimes) ont toujours un retentissement national, voire mondial, important qui est à la base de ce nouveau concept « d’implication nationale ».
Cette « implication nationale » se manifeste soit spontanément (rassemblement de foule) dépôt de gerbes de fleurs sur les lieux) soit officiellement par les prises de paroles et les déclarations des responsables politiques.
Ces réactions émotionnelles sont relayées et souvent amplifiées par les médias (Télévision, radios, presses écrite…).
L’organisation des secours doit tenir comme de tous ces paramètres pour mettre en place ses différentes stratégies de prise en charge globale.
              –Stratégie logistique
La mise en place d’un PMA modulaire en milieu urbain est souvent difficile et  peut retarder la réalisation des soins primaires et dans ces conditions on peut concevoir les organisations suivantes :
              -Quand les fusillades ont lieu dans un espace fermé il est possible d’envisager un traitement primaire sur place dans la mesure où la sécurité globale est assurée vis-à-vis d’un risque évolutif (tireur encore en place, possibilité d’une explosion secondaire).
              -Quand les évènements ont lieu sur la voie publique il est plausible d’envisager la prise en charge primaire dans l’espace abrité le plus proche des lieux avec toujours la priorité à accorder à la sécurité globale.
              -Dans les situations complexes au plan des espaces disponibles, le regroupement de plusieurs véhicules sanitaires peut être une solution si le nombre de victimes n’est pas trop élevé.
             –Stratégie administrative
Elle pour but de résoudre une des contraintes majeures dans ce type d’évènement : établir rapidement et avec certitude la liste nominale des victimes : morts et blessés avec les références quant à la gravité de leur blessures et les lieux d’hospitalisation.
La coordination avec les services de police judiciaire est indispensable autant que « réglementaire » pour résoudre cette obligation.
Les différents moyens actuellement à la disposition des équipes de secours a permis au cours des dernières années de résoudre ce problème.
              –Stratégie des soins somatiques
La présence de nombreuses équipes médicales ne justifie pas l’abandon du triage initial.
Pour les blessés survivants, il s’agit souvent de blessures graves réalisées par des armes de guerre dont le traitement est essentiellement un traitement chirurgical précoce.
Compte tenu de la survenue des événements urbains disposant de plateaux techniques proches, nombreux et bien équipés, la prise en charge préhospitalière doit avoir pour seul objectifs la survie immédiate (limitation et compensation des hémorragies, liberté, protection des voies aériennes et assistance ventilatoire).
              –Stratégie de prise en charge psychologique
La survenue de ces évènements d’une part en milieu urbain à forte densité, d’autre part dans endroit symboles et sur des cibles humaine particulières, va augmenter et diversifier les « impliqués directs et indirects » qu’il est souvent difficiles de distinguer rapidement.
Dans un premier temps la mise en place et le respect d’un périmètre de sécurité permettent de scinder ces « candidats à l’implication » en deux groupes :
    – Ceux qui étaient sur place au moment t de l’événement et que l’on peut considérer , puisque indemne de lésions somatiques, comme des rescapés  avec toutes les conséquences que cela entraine d’autant plus que ces rescapés sont aussi assez souvent des collègues , des parents des victimes décédée ou blessées .
      – Ceux qui n’étaient sur place mais qui ont des liens affectifs  plus ou moins important avec les victimes.
Dans un deuxième temps  les responsables de CUMP devront définir les stratégies de prise en charge et les faires connaitre.
Il ne faudra pas oublier également, que comme lors de tout événement à répercussions psychologiques importantes et généralisés, des personnels de secours peuvent présenter secondairement des troubles psychologiques en raison de leur participation active.
             Stratégie relationnelle
Dans la mesure où l’on peut considérer que les actes de terrorisme sont des faits de guerre survenant en temps de paix, il est évident que :
              -Les répercutions et les réactions émotionnelles surviendront à tous les échelons de la chaine de secours et de soins comme à tous les échelons de la chaine de responsabilité politique et administrative.
              -Les amplifications et interprétations médiatiques, aidées ou non par la prise de position des nombreux experts accrédités ou spontanés, seront importantes.
Dans ces conditions la stratégie relationnelle entre les différents acteurs de secours doit être anticipée et appliquée rapidement.
              E/ Les fusillades « spontanées » types USA
Elles sont les mieux connues, car les plus étudiées en raison de leur fréquence.
Il s’agit d’agressions collectives dans un but déterminé : tuer
Le terme de « Fusillade » est complété ou associé à celui de « Tuerie de masse » dénommé aux États Unis “shooting mass”.
Cependant ,il peut aussi désigner des événements au cours desquels l’agresseur utilise aussi des armes blanches- essentiellement Chine et Japon et une fois en Europe-(Obs.° 9-10-11-22-46-53-58-80)- mais aussi des explosifs ou des moyens incendiaires.
Les pays de survenue
Ces fusillades, ne sont pas présentes dans toutes les régions du monde car leur possibilité de survenue comme leur fréquence, semblent liées à la facilité d’obtention des armes à feu.
-Les Etats-Unis de fait ont le quasi-monopole de ces événements avec 61% des cas.
       -L’Europe est en deuxième position avec 15% des cas et dans l’ordre de fréquence on a : Allemagne(4), France(2), Finlande(2), Belgique(2), viennent ensuite avec un seul cas, la Suisse, Le Royaume Uni. L’Irlande, le Danemark, la Norvège.
    -La Chine et le Japon représentent 9% des cas et pratiquement dans tous les cas ce furent des armes blanches.
     -Le Canada vient ensuite avec 6%.
     -L’Australie 4% des cas.
    -Les autres pays représentent 5% des cas avec : le Brésil (1 cas), l’Argentine (1 cas), le Yémen (1 cas), la Nouvelle Zélande (1 cas), l’Azerbaïdjan (1cas).
Les lieux de survenue
Avec les moyens d’agression (armes à feux) les lieux de survenue représentent un autre dénominateur commun.
– Les établissements d’enseignement (Écoles, lycées, collèges, Universités, salles de cours ou annexes, sont en effet les lieux choisis dans 70% des cas, même quand il s’agit d’armes blanches ou de pays où cet évènement est rare (Obs. n° 75, 44, 27,18).
– La voie publique et les centres commerciaux sont le théâtre de fusillade dans 14% des cas.
– Les lieux de travail sont représentés dans 6%.
– Dans 6% des cas on trouve des zones de rassemblements festifs ou politiques.
– Les autres lieux représentent 4% autres cas.
·       Le sexe et l’âge du « Tireur »
Il a pu être précisé dans 99% des cas et dans le seul cas où le tireur n’a pas été retrouvé on a pu constater avant sa fuite qu’il s’agissait d’un homme.
C’est un homme dans 96 % des cas et les femmes dans 4%des cas.
L’âge n’est pas mentionné dans 40% des cas, mais le contexte permet de penser que le tireur est un adulte.
La fourchette d’âge s’étend de 88 ans à 6 ans (Obs.n°60).
Dans 20% des cas il s’agit d’un adolescent ou un enfant de moins de 18 ans.
·       Les origines sociales et professionnelles du tireur
Dans 40% des cas, il s’agit d’un élève ou ancien élève de l’établissement
Dans 10% des cas il s’agit d’un employé ou ancien employé de la société.
Dans 50% des cas l’origine socio-professionnelle est très variable, c’est ainsi que l’on peut trouver :
 Dans plus de 40% des cas il s’agissait d’étudiant qui n’avait pas encore de profession déterminée.
  • Deux médecins (Obs. 9 et 21).
  • Deux anciens enseignants (Obs. 11,86).
  • Deux conducteurs de taxi ou de véhicule utilitaire.
  • 12 employés de formation diverse.
·       Les motivations évoquées
Elles sont présentes dans seulement 15 % des cas : chômage, sentiment d’abandon, vengeance, troubles psychiques antérieurs.
·       Les faits concomitants
Dans 5 % des situations le tireur très peu de temps auparavant a commis d’autres meurtres, il s’agissait de ses parents ou des collègues (Obs1, 15, 50, 73,77).
·       Les moyens employés
Les armes à feu seules sont employées dans 86% des cas, il s’agissait pratiquement dans tous les cas d’armes automatiques, une ou plusieurs étaient détenues par le tireur.
On retrouve les armes à feu associées à des engins explosifs dan5% des cas (Obs1, 2, 62, 85,99).
Les armes blanches ont été employées dans 9% des cas essentiellement en Chine, au Japon et un fois en Europe.
·       Le devenir du tireur
Théoriquement le devenir du tireur s’inscrit dans 5 possibilités :
·       Il arrive à s’enfuir, cela s’est produit une seule fois (Obs. 1).
– Il est tué par les services de police lors de leur intervention, cela s’est produit dans 5% des cas.
– Il se suicide immédiatement après les faits et ce suicide a lieu sur place dans 39% des cas.
-Il s’enfuit et se suicide secondairement dans 2% des cas.
  • Dans 53% des cas, il est arrêté par les services de police immédiatement après la fusillade.
Pour les 53 tireurs arrêtés, 5% seront condamnés à mort et exécutés (États Unis et Chine), 10% environ seront internés car considérés comme malades mentaux et les autres seront condamnés à des peines de prison souvent très longues (essentiellement les tireurs enfants et jeunes adolescents aux États Unis).

 

  • Quelques particularités de l’événement
La relation faite par les premiers témoins a permis de relever quelques particularités lors  ces événements.
– Le comportement du tireur lors de son action « déterminé et agissant avec calme » dans 7% des cas (Obs. :5, 10, 16, 20, 31, 39,99).
-Le déguisement du tireur, en père Noel, en clown (Obs. 14 et 30).
-Le comportement du tireur vis-à-vis des victime, prises d’abord en otages et attachées avant d’être tuées (Obs. :39s).

 

  • Le nombre de victimes
En règle générale, il est connu très rapidement avec une bonne précision aussi bien pour les morts que pour les blessés.
Il dépend de plusieurs variables :
      -Le type d’arme utilisé et le nombre de munitions disponibles : les fusils d’assaut sont manifestement les armes les plus meurtrières.
-La densité de population en un lieu donné, elle est souvent maximale dans une salle de classe ou un centre commercial.
-Des possibilités de fuite des populations présentes, limitées dans une école.
-Le temps dont dispose le tireur avant l’intervention soit de témoins désarmant le tireur (Obs. 88), soit des forces de police.
Compte tenu des imprécisions de certains comptes rendus, le nombre total de victimes s’établit de la façon suivante pour l’ensemble des 100 événements:
         -Victimes décédées: autour de 650, soit moins de 7 morts par fusillade, avec des valeurs extrêmes de 1 mort à 70 morts (Obs. 3).
– Victimes blessées: 450, soit moins de 5 blessés par événements, avec des valeurs extrêmes de 1 à 30.blessés.
Sources: Lettre SFMC n° 65, janvier 2012, et N° 69 décembre 2012
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À venir, les autres fusillades en France,  Lettre SFMC n° 79 février 2015

René NOTO