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Effondrement d’immeubles, Marseille

Effondrement d’immeubles à Marseille

5 novembre 2018

Dans la matinée du 5 novembre deux immeubles s’effondrent dans un quartier de Marseille, le bilan provisoire  à H +15 serait de 10 personnes disparues, un troisième s’est effondré  plus tard dans l’après midi.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-immeuble-s-effondre-entierement-rue-aubagne-1569110.html
https://www.20minutes.fr/faits_divers/2365687-20181105-video-marseille-deux-immeubles-ecroulent-centre-ville

Analyse
Les médias télévisés et la presse écrite ont fourni maints détails sur cet événements, souvent sinon superflus, du moins inexacts voire fantaisistes : » un monceau de blocs de béton et de ferrailles ».
Pour l’essentiel on retiendra  qu’il s’agit d’un Événement ayant toutes les caractéristiques d’un ACEL :
-Espace de survenue très réduits à  une ou centaines de mètres carrés;
– Peu de victimes, une dizaine ? Une quinzaine ?
– Pas d’inadéquation de moyens avec la « réalité agressive » ;
– Un climat émotionnel  important ;
-Accident en milice urbain ;
-Accident prévisible donc en théorie évitable.

Conséquences générales

Bien que les conséquences générales des effondrements immeubles sur les populations qui y résident soient analogues à celles provoquées par effondrement au cours de séismes, l’organisation des  secours est très différente  pour plusieurs raisons :

  • C’est un événement isolé dans un contexte urbain ;
  • L’alerte est immédiate, « spectaculaire » du fait de l’effondrement , bruyant, poussiéreux …. ;
  • Le nombre et la nature des victimes potentielles  peuvent être assez facilement déterminés ;
  • Les moyens de secours sont toujours suffisants ;
  • L’effondrement peut être partiel ou total.

A l’exclusion des effondrements liés aux séismes et glissements de terrain, aux bombardements et chutes d’aéronefs, les effondrements en milieu urbain sont souvent le « prototype », l’exemple de ce type d’ACEL  et surviennent dans trois  circonstances :
*Explosion de gaz liée à une fuite dans un appartement et dans les parties communes, voire dans la chaussée avoisinante ;
* Vétusté  et mauvais entretien pour les immeubles anciens ;
* Vice de construction pour des immeubles récents.

Les techniques de secours sont celles utilisées lors des séismes amplifiées au plan quantitatif et qualitatif par leur survenue en milieu urbain disposant d’importants moyens tant en personnels qu’en matériels.
L’organisation   des soins  bénéficient  également des facteurs favorables du milieu urbain : plateau techniques des hôpitaux importants.
Contrairement aux effondrements liés aux séismes et glissements de terrain il n’y a jamais de disparus : l es recherches pourraient durer plusieurs jours. « Tant qu’il y aura le moindre doute, nous rechercherons ».
Très rapidement apparaissent les, hypothèses, discussions, controverses, polémiques sur les circonstances de survenue :

  • Fuite de gaz dans un appartement, responsabilité du locataire : entretien, surveillance ?
  • Fuite de gaz dans les parties communes : responsabilité du service d’entretien? ;
  • Fuite de gaz dans la chaussée : responsabilité du service distribution ?Travaux de voirie sans surveillance ?
  • Vétusté : responsabilité du service d’entretien ? Responsabilités des services de la ville ? Arrêté  municipal  sur évacuation ? Mesure d’étaiement pour  protection des abords ? Périmètre de sécurité en anticipation ? Évacuation des immeubles contigus  en anticipation d’un risque évolutif (effet domino).

A suivre…
René Noto