Archives mensuelles : mars 2016

Information Zika du Min San

Mise au point du Ministère de la Santé

Maladie à virus Zika
publié le 21.12.15 mise à jour 23.03.16
Adresse web

Extraits

Le virus du Zika se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqure du moustique du genre Aedes dont Aedes aegypti et Aedes albopictus.
Lors d’une piqure, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqure, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine.

Symptômes de l’infection à virus zika
Dans une très grande majorité des cas, la maladie provoque peu de symptômes ou même l’absence de symptôme. L’évolution est le plus souvent rapidement favorable avec une guérison spontanée en 2 à 7 jours.
Lorsque des symptômes apparaissent, ils sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se manifestent dans les 3 à 12 jours qui suivent la piqûre par le moustique.
Le Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparaît peu élevée et transitoire.

Traitement de l’infection à virus zika
Il n’y a pas de traitement antiviral spécifique, ni de vaccins actifs sur le virus Zika.
Un traitement symptomatique est, en revanche, recommandé : il s’agit d’antalgiques contre la douleur et la fièvre du type paracétamol.
Les anti-inflammatoires ne sont pas indiqués.
L’utilisation d’aspirine est fortement déconseillée en raison des risques de saignement.
Il est recommandé de boire beaucoup pour éviter la déshydratation.
Il n’y a pas de spécificité du traitement pour l’enfant, les personnes âgées ou la femme enceinte chez lesquels le traitement sera également symptomatique.

Complications
Deux types de complications ont été décrites : des complications neurologiques, dont le syndrome de Guillain-Barré (SGB), et des malformations congénitales, incitant à une vigilance spécifique en cas d’épidémie de Zika.
Augmentation des malformations congénitales
L’hypothèse d’une relation de cause à effet entre la recrudescence de cas de microcéphalies fœtales ou néonatales et une infection par le virus Zika chez la mère est probable.

Pour en savoir plus cliquer sur Adresse web  ou utiliser :
http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/virus-zika

Simulation de masse en santé, Annecy

FORMATION A LA CONCEPTION ET REALISATION
D’UNE SIMULATION DE MASSE EN SANTE

29 mars – 1er avril 2016
IFSI d’Annecy

 

Objectifs de la formation :

Connaitre les méthodes et règles d’apprentissage de ce type de pédagogie,
S’initier aux techniques de simulation de masse en santé,
Collaborer à la conception, la réalisation et l’animation des séquences de simulation de masse.

Cette formation est organisée par l’IFSI d’Annecy en collaboration avec le SDIS 74.

Programme et modalités d’inscription.

Actualités 2ème décade de mars

Actualités 2° décade de mars 2016

 

C’est arrivé en mars

                Suisse : Le 13 mars 2013, un accident d’autobus fait 28 morts dont 22 enfants belges.
France : Le 16 mars 1978, le naufrage du pétrolier Amoco Cadix provoque une marée noire.
France : Le 17 mars 1986, un attentat dans le TGV fait 10 blessés.
France : Le 18 mars 1967, le pétrolier géant Torrey Canyon s´échoue au large de la Bretagne, provoquant une « marée noire´ »
France : Le 20 mars 1986, Une bombe explose dans la galerie marchande ´Point Show´ aux Champs-Élysées, deux morts, 28 blessés.
Japon : Le 2 mars 1995, attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo, 12 morts et plus de 5000 intoxiqués.
Royaume-Uni : Le 20 mars 1996, au cours de la crise sanitaire de »la vache folle « ,il est signalé révèle qu´un lien pourrait exister entre l´encéphalopathie spongiforme bovine et certains cas de la maladie humaine de Creutzfeldt-Jakob.

Et en 2016

·         Espagne, accident de car, le 20 mars 2016

Un autocar qui transportait 56 étudiants Erasmus de différentes nationalités et se rendait à Barcelone après avoir quitté Valence est entré en collision frontale avec une autre véhicule.
Le bilan est 13 morts et plus de 30 blessés.
http://fr.euronews.com/2016/03/20/dramatique-accident-de-bus-en-espagne-au-moins-14-victimes/
Analyse
Accident important quant au nombre de victimes décédées (20%), il ne s’agit pas d’une catastrophe au sens « inadéquation des moyens par rapport aux besoins » mais au plan des répercussions sociétales.
L’Europe depuis quelques années est confrontée régulièrement à ce type d’évènement* qui pose toujours les mêmes problèmes quant à la gestion immédiate des conséquences.
Certes on n’en connait pas encore exactement les circonstances et les causes de survenue mais probablement une erreur humaine.
*Italie (Naples), juillet 2013 : accident d’autocar avec 48 passagers. Bilan 39 morts
Suisse, mars 2012, accident de car .bilan 28 morts.
Allemagne, septembre 2010 ?accident de car. Bilan 12 morts.

·         Russie, accident d’avion, le 18 mars 2016

Un Boeing 737 de la compagnie Fly Dubaï s’est écrasé dans la nuit du 18 mars à l’aéroport de Rostov-sur-le-Don dans le sud de la Russie.
À bord de l’avion se trouvaient 55 passagers, et 7 membres d‘équipage.
Il n’y a aucun survivant
http://fr.euronews.com/2016/03/19/russie-crash-d-un-boeing-a-l-aterrissage-a-rostov-sur-le-don-dans-le-su
Analyse
Le mauvais temps serait la cause première de cet accident, l’avion se serait écrasé au cours d’une tentative d’atterrissage alors que d’autres avions se sont détournés de cet aéroport
Les données photographiques ont montré une destruction majeur de l’appareil ce qui objective la violence de l’impact aggravé ensuite par l’incendie.

·         Drones et aviation : absence de danger ?

Une étude comparant les risques des drones et ceux des oiseaux sur les conditions de vol des avions commerciaux minimise considérablement ces risques.
“Do Consumer Drones Endanger the National Airspace? Evidence from Wildlife Strike Data”
Eli Dourado, Samuel Hammond | Mar 14, 2016
http://www.numerama.com/sciences/152897-drones-vraiment-danger-avions.html
Analyse »
Attendre le prochain accident pour juger de « l’efficacité » un drone a provoqué un événement grave ?

·         Paris : Exercice EU Sequana 2016, mars 2016

Du 7 au 18 mars, la préfecture de police a organisé un exercice de gestion de crise de grande ampleur, simulant une crue majeure en Ile-de-France selon un scénario catastrophe très détaillé.
L’exercice EU Sequana 2016, simulera la montée des eaux et le débordement de la Marne et de la Seine. Tous les niveaux de prise de décision seront sollicités et le public sera sensibilisé aux conséquences et aux mesures à prendre.
Source : notre-planete.info : http://www.notre-planete.info/actualites/4432-crue-1910-Seine-consequences
http://www.seineenpartage.fr/francais/la-crue-de-1910/
Analyse
La crue centennale est une hypothèse de catastrophe envisagée depuis plusieurs années et plusieurs sources s’accordent à penser que ces exercices sont indispensables dans la mesure où les travaux de protections  réalisés seront insuffisants pour assurer une protection efficace.

·         Les risques infectieux collectifs

-En Bretagne, le 10 mars plusieurs centaines d’élèves (850 au total) avaient présenté une toxi-infection alimentaire. Les résultats de l’enquête épidémiologique ont montré qu’il s’agissait d’une atteinte par un norovirus mais l’aliment en cause n’a pu être identifié.
-En Isère, épidémie de gastro-entérite, 20 mars 2016
Une épidémie de gastro-entérites touche la commune de Vif, près de Grenoble, depuis plusieurs jours. Les examens auraient confirmé, qu’une bactérie coliforme a été détectée dans l’eau de boisson
http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/epidemie-de-gastro-enterites-vif-isere-l-eau-en-cause-956077.html
-Saône et Loire, intoxication alimentaire collective dans un établissement scolaire, le 20 mars
Au collège Jean-Moulin de Marcigny près de 190 élèves et enseignants ont présenté des symptômes  d’intoxication alimentaire.
Une enquête est en cours pour en déterminer les origines
http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/14724-Intoxication-alimentaire-la-moitie-d-un-college-touchee-en-Saone-et-Loire
Analyse
En ce qui concerne les intoxications alimentaires dans les établissements scolaires il s’agit d’événements fréquents bien que sans gravité importante.
Les intoxications par l’eau sont par contre beaucoup plus rares et graves n’ont pas dans leur expression clinique mais dans les possibilités de risques et de menaces qu’elles peuvent représenter.
Enfin ces trois situations d’intoxications collectives montrent que la voie digestive (avec l’eau de boisson et les aliments) reste la voie »royale «  pour des intoxications de masse par leur facilité d’organisation sur le plan logistique.

·         La santé animale avec un nouveau d’encéphalopathie spongiforme bovine, le 20 mars 2016

« Le ministère de l’Agriculture a annoncé ce mardi avoir détecté un cas potentiel d’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), la maladie de la vache folle, dans un élevage de 400 vaches Salers des Ardennes. Ce cas est en cours d’examen ; l’information sera confirmée ou infirmée dans une dizaine de jours.
« La suspicion a été établie le 17 mars par le laboratoire national de référence de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), grâce à des prélèvements réalisés sur l’animal à l’équarrissage », précise le communiqué du ministère. »
http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/14776-Un-cas-de-vache-folle-suspecte-dans-les-Ardennes
Analyse
La France a été requalifiée pays à « risque négligeable » pour l’ESB en mai 2015 par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) en mai 2015 de pays à « risque négligeable en ce qui concerne  l’ESB, puisque le dernier cas datait de 2011.

·         Maladie de Creutzfeldt- Jakob Les dernières informations de l’Institut de veille sanitaire

« Au total, 27 cas de vMCJ certains ou probables ont été identifiés en France. Tous sont décédés.
Ces 27 cas de vMCJ présentent les caractéristiques suivantes : il s’agit de 12 hommes et 15 femmes, la médiane des âges lors de leur décès ou de leur diagnostic est de 36 ans (entre 19 et 58 ans) ».
Lire la suite
http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Risques-infectieux-d-origine-alimentaire/Maladie-de-Creutzfeldt-Jakob mars-2016

·         Avons lu pour vous : Quelques ouvrages d’actualités

« Ne pas subir », petit manuel de résistance en temps de guerre terroriste
Philippe Lobjois, Michel Olivier. Éditions Fayard, mars 2016.

Et pour finir :

http://www.20mars.francophonie.org/?page=evenements&code_pays=IT&annee=2016

René Noto

Ebola news n°10, mars 2016

Ebola news n° 10 – 1er juin 2015 – 31 janvier 2016

Le 21 mars 2014, le ministère de la Santé guinéen rapportait les 49 premiers cas de maladies à virus Ebola, marquant le début d’une épidémie sans précédent qui a affecté essentiellement 3 pays de l’Afrique de l’ouest, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Au 28 février, on dénombrait 28 639 cas confirmés, probables ou suspects dont 11 316 décès selon le bilan de l’Organisation mondiale de la Santé, publié le 3 mars[1] ; des progrès importants ont été enregistrés au cours de cette période et le Libéria a été déclaré indemne de virus Ebola le 9 mai, la Sierra Leone le 7 novembre (1 nouveau cas début janvier 2016)[2] et la Guinée le 29 décembre[3], marquant une fin provisoire de l’épidémie dans ces pays car des cas sporadiques sont apparus par la suite.

L’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’ouest

Juin 2015 – février 2016)

L’épidémie est suivie par des mises à jour régulières de l’OMS[4], reportées dans le graphique ci-dessus[5], mais aussi par l’ECDC[6],[7], l’InVS[8], le CDC d’Atlanta[9]

Le graphique ci-dessus décrit l’évolution des cas confirmés depuis début 2015. Il montre que malgré d’importants progrès, le virus n’est pas totalement éradiqué et, même si les chaines de transmission sont rompues dans les pays les plus touchés par l’épidémie, des cas sporadiques sont apparus dans ces trois pays. Le 16 juin, le chef de MSF déclarait que l’épidémie pourrait se répandre à nouveau en Afrique de l’Ouest et que les autorités sanitaires n’étaient pas mieux équipées pour la contrôler qu’elles ne l’étaient il ya un an[10].

Situation au Libéria

Un premier cas d’Ebola après que le pays ait été déclaré « libre » de virus le 9 mai 2015 a été signalé le 30 juin chez un garçon de 17 ans, décédé. Depuis, d’autres cas ont été confirmés. Le virus en cause dans ce nouveau foyer est comparable aux virus circulant dans le pays confirmant qu’il est probablement resté latent. Une transmission d’origine sexuelle a été invoquée, mais aussi celle d’une transmission à bas bruit non détectée dans la communauté[11].

Il faudra attendre la semaine 29 (13-19 juillet) pour qu’on n’enregistre pas de cas nouveaux pendant 18 semaines, jusqu’à la semaine 47, où un cluster de 3 cas a été enregistré. Depuis, et jusqu’à fin février 2016, aucun cas noueau n’a été rapporté[12].

Dans cet article, l’OMS retrace l’histoire de l’épidémie[13].

Dans un rapport distinct, l’OMS a écrit qu’une des clés du succès dans la bataille contre Ebola dans le district le plus peuplé du comté de Montserrado a été la décision prise par le gouvernement de décentraliser la réponse et d’impliquer les populations locales. En divisant le pays en 4 secteurs, chacun ayant un système plus petit, un meilleur contrôle de l’épidémie a pu être mis en œuvre. Voir en particulier le WER du 22 mai qui analyse la manière dont l’épidémie a été vaincue dans ce pays avec en particulier l’engagement et l’autorité de sa présidente, le rôle crucial de la mobilisation des communautés et l’aide généreuse de la communauté internationale[14].

La Croix-Rouge du Libéria a joué un rôle essentiel, en particulier dans la sécurisation des crémations et des inhumations (150 bénévoles impliqués dans 3500 sépultures)[15].

Pour soutenir la réponse du Libéria au virus Ebola, des capacités avancées d’analyse génomique ont été mises en place par l’USAMRIID à l’Institut libérien pour la recherche biomédicale pour surveiller l’évolution de l’épidémie. 25 génomes ont ainsi été séquencés entre septembre 2014 et février 2015. Les séquences se sont montrées compatibles avec une seule introduction du virus dans le pays, mais l’ascendance commune avec les virus du Mali suggère au moins un mouvement complémentaire. 23 mutations non synonymes (dont 6 au niveau des sites de liaison du virus) et 1 non-sens ont été observées, soit un taux de mutation conforme à ce qui est connu pour ce virus[16].

Situation en Sierra Léone

Le point de rupture de l’épidémie se situe au cours de la première quinzaine de juillet entre la semaine 28 (14 nouveaux cas) et la semaine 29 (5 nouveaux cas). Par la suite, le nombre de nouveaux cas hebdomadaires a fluctué entre 0 et 5, mais pas de nouveau cas depuis la semaine         38 et jusqu’au 14 janvier 2016 où 1 nouveau cas a été enregistré[17], suivi d’un second au cours de la semaine 3[18]. Depuis, aucun cas nouveau n’a été enregistré.

Cette étude rétrospective réalisée à Freetown et parue dans The Lancet en septembre explique comment des sujets atteints d’Ebola n’ont pas été diagnostiqués. Cela représenterait environ 1 malades sur 5[19].

Situation en Guinée

En avril et mai on déplorait encore entre 10 et près de 30 cas confirmés par semaine. Une rupture s’est produite lors de la semaine 30 où ce nombre est tombé à 4. Cette tendance s’est confirmée les semaines suivante avec des cas nouveaux compris entre 0 et 4[20].

Au 31 mai, les 27181 cas suspects, probables et confirmés déclarés à l’OMS, se répartissaient de la manière suivante dans les 3 pays les plus touchés par l’épidémie[21] :

Guinée : 3652 cas, 2429 décès

Libéria : 10666 cas, 4806 décès

Sierra Leone : 12827 cas, 3912 décès.

Fin février 2016, la situation est la suivante[22] :

Guinée : 3804 cas, 2536 décès

Libéria : 10675 cas, 4809 décès

Sierra Leone : 14124 cas, 3956 décès.

Le virus et la maladie

  • Cette revue générale décrit les mécanismes utilisés par les filovirus pour bloquer l’immunité innée de l’hôte, notament la réponse de l’interféron de type I, permettant des niveaux élevés de réplication virale[23]. Cette autre revue montre que le virus modifie activement les réponses immunitaires innées et adaptatives et déclenche des réponses inflammatoires nocives.L’altération des voies de signalisation immunitaire pourrait être due à la capacité d’EBOV à interférer avec des cellules dendritiques qui relient les réponses immunitaires innées et adaptatives. D’autre part, les protéines VP35 agissent comme des antagonistes d’interféron. Comment le virus Ebola modifie les voies de signalisation des réponses immunitaires innée et adaptative reste encore à explorer[24].
  • Une protéine endosomale, la Niemann-Pick C1 (NPC1), a été identifiée comme un récepteur nécessaire pour l’entrée du virus dans la cellule hôte. La structure cristalline de la glycoprotéine liée au domaine C de NPC1 et le changement conformationnel lors de la fusion membranaire ont été établis par les auteurs de cette étude[25].
  • Selon une équipe de virologues du NIH, la souche Makona du virus Ebola, (celle qui a frappé l’Afrique de l’ouest et causé au moins 11.000 décès) paraît moins virulente chez le singe que la souche Mayinga, celle qui en 1976 a donné une épidémie limitée en République Démocratique du Congo faisant 318 morts et en 2000 en Ouganda avec 425 décès. Ces dernières épidémies ont eu un impact limité car elles sont survenues dans des zones rurales peu peuplées. Avec la souche Mayinga, les animaux ont présenté une éruption cutanée au 4ème jour et des symptômes de maladie grave aux 5ème et 6ème Les animaux infectés par la souche Makona n’ont pas présenté d’éruption cutanée avant le 6ème jour et pas de symptômes graves jusqu’au 7ème jour. La souche Makona produit trois fois plus de protéines issues de l’activation du système immunitaire que la souche Mayinga ce qui fait penser qu’il faut au moins 7 jours aux animaux pour monter une réponse efficace[26].
  • Cette étude rétrospective réalisée à Freetown sur plus de 800 malades attire l’attention sur la définition des cas suspects qui ont ensuite été confirmés : la fièvre n’était présente que pour 83% d’entre-eux, une fatigue intense pour 68%, des nausées ou des vomissements pour 50%, de la diarrhée pour 41%… pour ne prendre que les symptômes les plus fréquents. Ils n’ont donc pas une sensibilité suffisante pour identifier tous les cas de la maladie[27].
  • Cette revue générale est consacrée aux maladies infectieuses émergentes issues de virus hébergés par les chauves-souris tels que les virus Ebola, Marburg, coronavirus du SRAS (SRAS-CoV), MERS coronavirus (MERS-CoV), virus Nipah (NiV) et virus Hendra (HEV). Ces virus ont co-évolué avec les chauves-souris en raison de caractéristiques sociales, biologiques et immunologiques spéciales de ces animaux. Des hôtes intermédiaires comme les chevaux, les porcs, les civettes, ou les primates non humains… sont susceptibles de provoquer des infections humaines, de même que les aérosols produits dans les grottes-dortoirs à chauves-souris[28].
  • En reprenant les données des cas confirmés et probables d’Ebola et en les exprimant par tranches d’âges de 10 ans (ce qui n’est pas habituel), ce travail montre que de manière cohérente entre les différents pays touchés, l’incidence du virus Ebola augmente presque linéairement avec l’âge pour atteindre un pic dans la tranche 35-44 ans. Une légère baisse est observée par la suite. Aucune explication n’est apportée quant aux raisons de ces différences[29].
  • Grâce au déploiement d’un laboratoire mobile à Conakry par l’Institut Pasteur de Dakar en mars 2014, 85 virus Ebola provenant de malades infectés de juillet à novembre 2014 ont pu être génotypés. L’analyse phylogénétique révèle la transmission soutenue de trois lignées virales distinctes co-circulant en Guinée, y compris dans la zone urbaine de Conakry et de ses environs. Une lignée est unique à la Guinée et étroitement liée aux virus échantillonnés plus tôt dans l’épidémie. Une seconde lignée contient des virus probablement réintroduits à plusieurs reprises à partir de la Sierra Leone voisine, tandis qu’un troisième lignée s’est étendue plus tard de la Guinée au Mali. Chaque lignée est définie par des mutations multiples, y compris les changements dans la protéine VP35, la glycoprotéine (GP) et l’ARN polymérase. La GP virale est caractérisée par une modification du site de glycosylation et diverses mutations dans le domaine de type mucine qui pourraient modifier la forme externe du virion[30].
  • Des capacités avancées d’analyse virale ont été mises en place au Libéria pour surveiller l’évolution du virus Ebola. 25 génomes ont été séquencés entre septembre 2014 et février 2015 et ont montré une seule introduction du virus dans le pays mais l’ascendance commune avec des isolats du Mali indique un mouvement supplémentaire dans ou hors du Libéria. 23 mutations ont été observées dont 6 se situent au niveau des sites de liaison connus[31].
  • Cette étude portant sur le virus au cours d’une période de 7 mois en Sierra Leone a montré qu’il existait moins de mouvements transfrontaliers que prévus et que le virus se propageant rapidement en début d’épidémie a produit de nombreuses mutations touchant la transmisiion d’hôte à hôte avec l’émergence de nombreux variants. Avec la poursuite de l’épidémie, le nombre de mutations délétères a diminué au profit de mutations neutres. Des preuves sont apportées de l’influence de l’ARN de la cellule hôte sur le génome du virus[32].
  • Au cours de la synthèse d’ARN viral, la nucléoprotéine du virus Ebola alterne entre une forme liée (copie) et une forme libre (modèle) ; en outre, la NP nouvellement synthétisée doit être empêchée de se lier à un ARN non correspondant. Les auteurs ont identifié un peptide dérivé de VP35 (résidus 20-48) qui se lie avec une grande affinité à la NP, critique dans les processus ci-dessus[33].

La maladie à virus Ebola laisse des séquelles prolongées mais mal connues.

Cette étude, réalisée 29 mois après l’épidémie à virus Ebola Bundibugyo 2007 en Ouganda, a montré la présence de troubles de santé chroniques chez les suvivants à type de déficits oculaires (douleurs rétro-orbitaires, vision floue), pertes au niveau de l’audition, difficultés à avaler, difficultés à dormir, arthralgies et divers problèmes de santé ainsi que des limitations dues à la perte de mémoire ou à la confusion[34].

Cette autre étude a été réalisée chez un malade guéri qui a présenté une uvéite unilatérale sévère au cours de la convalescence. Le virus a été détecté dans l’humeur aqueuse 14 semaines après le début de la maladie et 9 semaines après la clairance de la virémie[35].

Un médecin atteint et guéri d’Ebola décrit les séquelles qu’il éprouve, faites de douleurs articulaires, d’inflammation des paumes des mains et des plantes des pieds, de la raideur surtout le matin… Une perte d’audition de l’oreille gauche est survenue brutalement 2 à 3 semaines après la sortie de l’hôpital et un acouphène aigu s’est développé par la suite. Quelques mois plus tard, il a connu une crise tonico-clonique et est actuellement sous traitement antiépileptique[36].

Après guérison de la maladie, plusieurs survivants ont souffert d’impuissance, tandis que les femmes présentent une aménorrhée[37].

  • D’une manière générale, le virus peut persister dans certains fluides corporels après la guérison clinique et l’élimination du virus dans le sang[38]. Le virus a été isolé à partir du sperme, de l’humeur aqueuse, de l’urine et du lait maternel respectivement 82, 63, 26 et 15 jours après l’apparition de la maladie. L’ARN viral a été détectable dans le sperme (jour 272), l’humeur aqueuse (jour 63), la sueur (jour 40), l’urine (30 jours), les sécrétions vaginales (jour 33), le liquide de la conjonctive (jour 22), les matières fécales (jour 19) et le lait maternel (jour 17). Les convalescents devraient s’abstenir de relations sexuelles non protégées pendant au moins 9 mois ; l’allaitement doit être évitée pendant la phase convalescente.
  • La persistance du virus dans le sperme a été étudiée chez 93 sujets. 46 (49%) ont présenté une RT-PCR initiale positive. Les 9 hommes pour lesquels un échantillon de sperme a été obtenu au bout de 2 à 3 mois étaient tous positifs ; 26 sur 40 d’entre-eux étaient positifs 4 à 6 mois après et 11 au bout de 7 à 9 mois. Cette étude ne répond cependant pas au degré d’infectivité du sperme, les cas de transmission par ce vecteur étant apparemment rares[39]. Cette observation combinant les données épidémiologiques et l’analyse génomique décrit 1 cas de transmission sexuelle avérée et montre que le virus peut survivre au moins 179 jours dans le sperme[40].
  • Cette observation chez une femme enceinte montre que le virus peut être présent en grande quantité en l’absence de symptômes caractéristiques d’Ebola pendant plusieurs jours avant l’apparition des signes de la maladie[41].
  • Une infirmière britannique déclarée guérie d’Ebola le 24 janvier 2015 a vu le virus se réactiver début octobre; elle a connu une situation critique[42] avant de « guérir ».
  • Selon les résultats de cette étude et en raison de l’épidémie d’Ebola, les cas non traités de paludisme ont augmenté de 45% en Guinée, 88% en Sierra Leone et 140% au Libéria en 2014, correspondant à 3,5 millions de cas non traités supplémentaires, avec 10.900 décès supplémentaires[43].

Les pistes thérapeutiques et vaccinales

Voir cette mini-revue du Lancet sur les traitements et les vaccins[44].

Les pistes thérapeutiques – actualités

La propagation du virus Ebola se ralentit, ce qui une bonne novelle sauf pour ceux qui tentent de développer de nouveaux traitements selon les participants à la 33e réunion annuelle de la Société européenne des maladies infectieuses pédiatriques, en raison d’une pénurie de sujets humains malades à inclure dans les essais[45].

  1. Immunothérapie passive
  • Dans une étude financée par l’Union européenne et coordonné par l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers, 90 personnes en Guinée ont été traitées par du plasma de sujets guéris. Les résultats sont attendus ultérieurement. 130 personnes supplémentaires devaient être inclues dans l’étude, mais les sujets malades sont devenus rares. La situation en Sierra Leone (1 seul patient inclus) et au Libéria (6 patients inclus) rendra difficile l’interprétation des résultats[46].
  1. Autres traitements expérimentaux

Amiodarone

  • L’amiodarone (et plus généralement les substances amphiphiles cationiques) a pour effet d’inhiber l’infection à filovirus. Le présent travail, montre que l’amiodarone diminue l’infection à virus Ebola à des concentrations proches de celles trouvées dans le sérum de patients traités pour arythmies. Il agit en interférant avec la fusion de l’enveloppe virale avec la membrane endosomale. Son principal métabolite, le MDEA, contribue à l’activité antivirale. L’utilisation d’analogues de l’amiodarone montre que l’activité antivirale est corrélée avec la capacité des médicaments à s’accumuler dans les endosomes et à interférer avec la voie endocytique. Il est bien toléré, en particulier dans la phase aiguë de la maladie et mérite une étude clinique[47].
  • Entre juin et octobre 2014, 382 patients atteints d’Ebola ont été hospitalisés au centre de traitement de Foya, Libéria. Les malades traités par artéméther–luméfantrine (194 sujets) ont présenté 64,4% de décès contre 50,7% pour ceux traités par artésunate–amodiaquine (71 sujets), avec un « effet protecteur » plus marqué chez les sujets indemnes de paludisme. L’amodiaquine présente in vitro des propriétés anti virus Ebola. Ces résultats ne permettent cependant pas d’exclure une aggravation possible par le traitement associant artéméther et luméfantrine[48].

Favipiravir

  • L’utilisation de ce médicament pourrait être proposée en prévention de la maladie chez les sujets contacts[49].
  1. Nouvelles pistes thérapeutiques
  • Les kinases des cellules hôtes sont importantes pour la réplication de plusieurs virus de fièvres hémorragiques. Le composé 0SU-03012 inhibe la réplication des virus Lassa, Ebola, Marburg et Nipah ; le dihydrochloride de BIBX 1382 inhibe les virus Lassa, Ebola et Marburg ; BIBX 1382 bloque l’entrée des virus Lassa et Ebola via le processus d’entrée lié à la glycoprotéine virale. Ces composés peuvent être utilisés comme outils de recherches sur les interactions virus-hôte et les kinases peuvent être des cibles pour de futures thérapeutiques antivirales à large spectre[50].
  • La perte d’intégrité de la barrière endothéliale entraîne des pertes de fluide massives chez les malades d’Ebola. Les statines et les inhibiteurs des récépteurs de l’angiotensine II, agissant comme protecteurs de la barrière endothéliale, pourraient avoir une place dans le traitement de la maladie. Ainsi, l’atorvastatine et l’irbésartan ont réduit la mortalité d’Ebola en Sierra Leone (98% de survie). Ces traitements génériques, sûrs et peu couteux pourraient être mis en œuvre facilement lors d’une épidémie d’Ebola[51].
  1. Autres pistes
  • Actuellement, aucune thérapeutique approuvée n’existe pour traiter ou prévenir des infections induites par virus d’Ebola. Reconsidérer les médicaments déjà approuvés constitue une source potentielle possible. Cette étude a testé près de 2600 médicaments in vitro parmi lesquels 80 ont présenté une activité antivirale sélective couvrant des mécanismes différents : modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes, antihistaminiques, inhibiteurs calciques, antidépresseurs… In vivo chez la souris, des médicaments comme le bépridil et la sertraline se sont révélés protecteurs. La plupart de ces médicaments bloquent un stade tardif de l’entrée du virus dans la cellule[52].
  • En utilisant un modèle in vitrod’Ebola transcrit sous forme de particules virales permettant le travail en laboratoire NSB2, les auteurs ont comparé diverses molécules quant à leur capacités d’inhiber la réplication virale : interférons de type I IFN-α et IFN-ß, une série d’inhibiteurs de la polymerase virale (lamivudine, zidovudine, ténofovir, favipiravir, le métabolite actif de brincidofovir, le cidofovir), le modulateur du récepteur des oestrogènes et le torémifène. Ils ont également testé 28 combinaisons de 2 médicaments et 56 combinaisons de trois médicaments. L’étude montre que les interférons et les inhibiteurs de la polymérase virale peuvent avoir une utilité dans le traitement et que plusieurs associations médicamenteuses ont une forte activité anti-Ebola, confirmée par des études utilisant le virus infectieux[53]. Ces études ouvrent de nouvelles possibilités pour de nouvelles options thérapeutiques, en particulier des thérapies combinées.
  1. Les Pistes vaccinales – actualités

La propagation de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest a conduit la communauté internationale a accélérer les essais de phase I de vaccins chez l’homme, vaccins basés essentiellement sur un adénovirus recombinant ou le virus de la stomatite vésiculaire.

La baisse récente de l’incidence de la maladie est susceptible d’entraver l’évaluation directe de l’efficacité des vaccins. D’autres approches doivent donc être envisagées se basant essentiellement sur la réponse immunitaire, particulièrement humorale[54].

Le point sur les essais cliniques

Huit pays africains sont concernés par les essais sur les vaccins. Hormis les 3 pays qui ont été impactés gravement par l’épidémie, il y a le Nigeria, le Cameroun, le Ghana, le Mali et le Sénégal[55], mais le Ghana les a arrêtés dans une ville de l’est du pays en raison de la crainte de la contamination[56].

Deux nouveaux essais de phase II[57] de vaccins à virus Ebola ont commencé le 15 juillet en Grande-Bretagne, en France et le Sénégal avec la vaccination « prime-boost » développée par Bavarian Nordic, GlaxoSmithKline et Johnson & Johnson.

La situation se complique en raison de l’arrêt progressif des essais cliniques chez l’homme du fait d’une forte baisse de l’incidence de la maladie. Deux vaccins sont bien avancés dans les études : le vacin basé sur un adénovirus et celui utilisant le virus de la stomatite vésiculaire, les deux exprimant la glycoprotéine du virus Ebola. D’autres vaccins à l’étude semblent conférer une immunité plus lente à se développer mais plus forte. Que faire maintenant de tous ces résultats partiels ? Quelle est la durée de l’immunité produite par ces vaccins ? Peut-on autoriser l’utilisation de ces vaccins et dans quelles conditions ? Quel type de vaccin est le meilleur ? Deux types semblent se dégager, l’un qui confère une immunité rapide, utile dans la lutte contre une épidémie déclarée et un autre plus lent, utile en prévention pour les personnels de santé[58].

  • Cette étude publiée dans The Lancet est le 4ème rapport d’essais de phase I chez l’homme, utilisant des stratégies, soit à base d’adénovirus, soit à base d’ADN recombinant. L’adénovirus de type 5 a été utilisé dans plusieurs études. Cette dernière l’utilise avec une glycoprotéine de la souche circulant en Afrique de l’ouest et l’a testé chez 120 sujets chinois. Ce vaccin est un exemple de ce qu’une plateforme de vaccins existants peut être modifiée rapidement pour incorporer une nouvelle souche virale et passer aux essais cliniques humains après avoir passé un minimum de tests chez l’animal[59].
  • Cette étude de phase I réalisée sur 120 sujets en Chine (province du Jiangsu) montre qu’un vaccin à base d’un adénovirus recombinant de type 5 exprimant la glycoprotéine de la souche Zaïre 2014 produit des réactions immunitaires dès 14 jours, plus fortes pour des doses élevées de vaccin. Des réponses humorales (anticorps spécifiques de la GP) et cellulaires (lymphocytes T) ont été mises en évidence et aucun événement indésirable grave n’a été enregistré même si 68% des participants (y compris dans le groupe placebo) ont présenté des effets indésirables bénins dans les 7 jours suivant la vaccination[60].

Le rVSV-ZEBOV (NewLink Genetic et Merck Vaccines, en collaboration avec l’Agence de santé publique du Canada et l’OMS)

  • The Lancet a publié le 29 juillet les premiers résultats extrêmement prometteurs d’une étude randomisée de phase III du vaccin rVSV-EBOV. Entre le 1er avril et le 20 juillet 2015, 7651 contacts proches de près de 100 patients atteints de la maladie à virus Ebola, dont des membres de la famille, des voisins et des collègues, ont été inclus dans l’étude. 4123 personnes ont reçu le vaccin immédiatement, et 3528 autres participants ont reçu la vaccination après 21 jours (une méthode alternative à l’utilisation d’un placebo qui permet que tous les participants soient vaccinés). Dans le premier groupe, aucun cas d’infection à Ebola n’est apparu dans les 10 jours qui ont suivi la randomisation, alors que le groupe vacciné à retardement a comporté 16 cas d’Ebola, montrant de fait une efficacité de 100% du vaccin administré précocement après le contact, validant la stratégie de vaccination en anneau[61].
  • Cette publication du 3 août d’une recherche menée à Genève précise les effets du vaccin rVSV-EBOV selon la dose. Elle montre qu’une faible dose vaccinale (testée chez 51 sujets contre 5 placebo) produit des réactions vaccinales (fièvre, myalgies, frissons…, arthrites chez 25% de sujets vaccinés, dermatites, purpura) chez 88% des sujets contre 98% pour des doses plus fortes. La production d’anticorps a été moins importante pour les faibles doses de vaccins. Aucun effet secondaire grave n’a été observé[62].

Tests

  • Le ReEBOV Antigen Rapid Test (Corgenix, USA) qui donne des résultats en 15 minutes, a été testé avec succès sur le terrain en Sierra Leone et en laboratoire. Ce test reconnaît 100% des échantillons positifs à la RT-PCR et est négatif pour 92, 2% des échantillons négatifs à la RT-PCR [63],[64].

Voir aussi

Cette revue d’Eric Leroy du 19 mai 2015 : L’Emergence du virus EBOLA chez l’homme : un long processus pas totalement élucidé[65].

La prise en charge et et les stratégies thérapeutiques chez 4 patients traités aux USA[66].

L’acceptabilité d’un vaccin anti-Ebola au Nigéria[67].

Michel Curé
Conseil scientifique du Haut comité français pour la défense civile

[1] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/204521/1/ebolasitrep_2Mar2016_eng.pdf?ua=1&ua=1

[2] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/194050/1/ebolasitrep_11Nov2015_eng.pdf?ua=1&ua=1

[3] http://apps.who.int/ebola/sites/default/files/atoms/files//who_ebola_situation_report_06-01-2016.pdf?ua=1&ua=1

[4] http://apps.who.int/gho/data/view.ebola-sitrep.ebola-summary-latest?lang=en

[5] http://who.int/csr/don/archive/year/2014/fr/

http://www.who.int/csr/disease/ebola/situation-reports/fr/

[6]http://ecdc.europa.eu/en/healthtopics/ebola_marburg_fevers/Pages/index.aspx

[7] Euro Surveill. 2014;19(31):pii=20871. http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=20871

[8]http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/Bulletin-hebdomadaire-international/%28node_id%29/1694/%28query%29/Ebola%2Ben%2BAfrique

[9] http://www.cdc.gov/vhf/ebola/

http://www.cdc.gov/vhf/ebola/outbreaks/history/distribution-map.html

[10] http://mobile.reuters.com/article/idUSKBN0OT0QA20150614?irpc=932

[11] http://www.nytimes.com/2015/07/10/world/africa/surge-of-ebola-in-liberia-is-tracked-to-a-survivor.html?_r=0

[12] http://africayoungvoices.com/2015/04/7-districts-okayed-42-days-ebola-free/

[13] http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2015/liberia-ends-ebola/fr/

[14] Weekly epidemiological record, 22 may 2015, 90(21), 253-260 http://www.who.int/wer

[15] http://allafrica.com/stories/201505010654.html?viewall=1

[16]  Kugelman JR, Wiley MR, Mate S, Ladner JT, Beitzel B, Fakoli L, et al. Monitoring of Ebola virus Makona evolution through establishment of advanced genomic capability in Liberia. Emerg Infect Dis. 2015 Jul [date cited]. http://dx.doi.org/10.3201/eid2107.150522

[17] http://apps.who.int/ebola/current-situation/ebola-situation-report-20-january-2016

[18] http://apps.who.int/ebola/current-situation/ebola-situation-report-3-february-2016

[19] http://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(15)00137-1/abstract

[20] http://apps.who.int/ebola/ebola-situation-reports-archive

[21] http://apps.who.int/ebola/ebola-situation-reports

[22] http://apps.who.int/ebola/current-situation/ebola-situation-report-2-march-2016

[23] Ilhem Messaoudi, Gaya K. AmarasingheChristopher F. Basler et al. Filovirus pathogenesis and immune evasion: insights from Ebola virus and Marburg virus. Nature Reviews Microbiology, 2015, 13: 663–676 doi:10.1038/nrmicro3524

[24] Kumar A. Ebola virus altered innate and adaptive immune response signalling pathways: Implications for novel therapeutic approaches. Infect Disord Drug Targets, 2016 Jan 7. [Epub ahead of print]

[25] Wang H, Shi Y, Song J, Qi J, Lu G, Yan J, Gao GF. Ebola Viral Glycoprotein Bound to Its Endosomal Receptor Niemann-Pick C1. Cell. 2016 Jan 14;164(1-2):258-68. doi: 10.1016/j.cell.2015.12.044.

[26] http://www.ndtv.com/world-news/last-years-ebola-strain-weaker-than-that-of-1976-study-770232

[27] Marta Lado, Naomi F Walker, Peter Baker, Shamil Haroon et al. Clinical features of patients isolated for suspected Ebola virus disease at Connaught Hospital, Freetown, Sierra Leone: a retrospective cohort study. The Lancet infectious diseases, 2015, 15(9) : 1024–1033

[28] Han HJ, Wen HL, Zhou CM, Chen FF, Luo LM, Liu JW, Yu XJ. Bats as reservoirs of severe emerging infectious diseases. Virus Res, 2015 Jul 2;205:1-6. doi: 10.1016/j.virusres.2015.05.006. Epub 2015 May 18.

[29] Judith R Glynn. Age-specific incidence of Ebola virus disease. The Lancet, 2015, 386(9992): 432

[30] Etienne Simon-Loriere, Ousmane Faye, Oumar Faye, Lamine Koivogui et al. Distinct lineages of Ebola virus in Guinea during the 2014 West African epidemic. Nature, 2015, Published online 24 June 2015 doi:10.1038/nature14612

[31] Kugelman JR, Wiley MR, Mate S, Ladner JT, Beitzel B, Fakoli L, et al. Monitoring of Ebola virus Makona evolution through establishment of advanced genomic capability in Liberia. Emerg Infect Dis. 2015 Jul [date cited]. http://dx.doi.org/10.3201/eid2107.150522

[32] DJ Park, G Dudas, S Wohl et al. 2015. Ebola virus epidemiology, transmission and évolution during 7 months in Sierra Leone. Cell, 2015, 161 (7): 1516-1526

<http://www.cell.com/cell/abstract/S0092-8674%2815%2900690-X>

[33] Daisy W. Leung, Dominika Borek, Priya Luthra, Jennifer M. Binning et al. An Intrinsically Disordered Peptide from Ebola Virus VP35 Controls Viral RNA Synthesis by Modulating Nucleoprotein-RNA Interactions. CellReports, 2015, 11(3): 376–389, 21 April 2015

[34] Dr Danielle V Clark, Hannah Kibuuka, Monica Millard, Salim Wakabi et al. Long-term sequelae after Ebola virus disease in Bundibugyo, Uganda: a retrospective cohort study. The Lancet Infectious Diseases, August 2015, 15(8) : 905–912,

[35]  Jay B. Varkey, Jessica G. Shantha, Ian Crozier et al. Persistence of Ebola Virus in Ocular Fluid during Convalescence. N Engl J Med, june 18 2015, 372:2423-2427 DOI: 10.1056/NEJMoa1500306

[36] Marcia Frellick. Physician Ebola Survivor Describes Lasting Effects. Medscape Medical News, October 08, 2015

[37] http://allafrica.com/stories/201505211343.html?viewall=1

[38] Chughtai AA, Barnes M, Macintyre CR.,Persistence of Ebola virus in various body fluids during convalescence: evidence and implications for disease transmission and control. Epidemiol Infect, 2016 Jan 25:1-9. [Epub ahead of print]

[39] Gibrilla F. Deen, Barbara Knust, Nathalie Broutet, Foday R. Sesay et al. Ebola RNA Persistence in Semen of Ebola Virus Disease Survivors — Preliminary Report. NEJM, October 14, 2015DOI: 10.1056/NEJMoa1511410

[40] Suzanne E. Mate, Jeffrey R. Kugelman, Tolbert G. Nyenswah et al. Molecular Evidence of Sexual Transmission of Ebola Virus. NEJM, October 14, 2015DOI: 10.1056/NEJMoa1509773

[41] Emma Akerlund, Joseph Prescott, Livia Tampellini. Shedding of Ebola Virus in an Asymptomatic Pregnant Woman. N Engl J Med 2015; 372:2467-2469 June 18, 2015 DOI: 10.1056/NEJMc1503275

[42] http://www.actusoins.com/267147/ebola-une-infirmiere-britannique-declaree-guerie-rechute.html

[43] Patrick G T Walker, Michael T White, Jamie T Griffin, Alison Reynolds, Prof Neil M Ferguson, Prof Azra C Ghani. Malaria morbidity and mortality in Ebola-affected countries caused by decreased health-care capacity, and the potential effect of mitigation strategies: a modelling analysis. The Lancet Infectious Diseases, July 2015, 15(7): 825–832

[44] http://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099%2814%2971071-0/fulltext

[45] http://www.medscape.com/viewarticle/846032

[46] Martin Enserink. Ebola survivors fight back in plasma studies. Science, 15 May 2015, 348(6236): 742-743  DOI: 10.1126/science.348.6236.742

[47] Salata C, Baritussio A, Munegato D, Calistri A et al. Amiodarone and metabolite MDEA inhibit Ebola virus infection by interfering with the viral entry process. Pathog Dis, 2015, 73(5). pii: ftv032. doi: 10.1093/femspd/ftv032. Epub 2015 Apr 30.

[48] Etienne Gignoux, Andrew S. Azman, Martin de Smet, Philippe Azuma et al. Effect of Artesunate–Amodiaquine on Mortality Related to Ebola Virus Disease. N Engl J Med January 7, 2016; 374:23-32 DOI: 10.1056/NEJMoa1504605

[49] Michel Van Herp, Hilde Declerck, Tom Decroo. Favipiravir—a prophylactic treatment for Ebola contacts? The Lancet, 13 June 2015, 385(9985): 2350

[50] Mohr EL, McMullan LK, Lo MK, Spengler JR et al. Inhibitors of cellular kinases with broad-spectrum antiviral activity for hemorrhagic fever viruses. Antiviral Res, 2015 Aug,120:40-7. doi: 10.1016/j.antiviral.2015.05.003

[51] David S. Fedson, Ole Martin Rordam. Treating Ebola patients: a ‘bottom up’ approach using generic statins and angiotensin receptor blockers. International Journal of Infectious Diseases, July 2015, 36: 80–84

[52]  L. M. Johansen, L. E. DeWald, C. J. Shoemaker, B. G. Hoffstrom, C. M. Lear-Rooney, A. Stossel, E. Nelson, S. E. Delos, J. A. Simmons, J. M. Grenier, L. T. Pierce, H. Pajouhesh, J. Lehár, L. E. Hensley, P. J. Glass, J. M. White, G. G. Olinger,A screen of approved drugs and molecular probes identifies therapeutics with anti–Ebola virus activity. Sci. Transl. Med. 7,290ra89 (2015)

[53] McCarthy SD, Majchrzak-Kita B, Racine T, Kozlowski HN, Baker DP, Hoenen T, Kobinger GP, Fish EN, Branch DR. A Rapid Screening Assay Identifies Monotherapy with Interferon-ß and Combination Therapies with Nucleoside Analogs as Effective Inhibitors of Ebola Virus. PLoS Negl Trop Dis. 2016 Jan 11;10(1):e0004364. doi: 10.1371/journal.pntd.0004364. eCollection 2016.

[54] Philip R Krause, Marco Cavaleri, Gina Coleman, Marion F Gruber. Approaches to demonstration of Ebola virus vaccine efficacy. The Lancet Infectious Desease, June 2015, 15(6): 627–629

[55] http://allafrica.com/stories/201505201591.html?viewall=1

[56] http://www.news24.com/Africa/News/Ghana-halts-Ebola-vaccine-trial-due-to-community-protests-20150611

[57] La mi-étape ou phase II des essais est conçue principalement pour tester la sécurité des vaccins, mais également pour évaluer si ils provoquent une réponse immunitaire[57].

[58] Anna Petherick. Ebola vaccines line up while industry calls for change. The Lancet, 10 October 2015, 386(10002): 1434–1435

[59] Andrea Marzi, Darryl Falzarano. An updated Ebola vaccine: immunogenic, but will it protect? The Lancet, 6 June 2015, 385(9984):, 2229–2230

[60] Feng-Cai Zhu, Li-Hua Hou, Jing-Xin Li, Shi-Po Wu et al. Safety and immunogenicity of a novel recombinant adenovirus type-5 vector-based Ebola vaccine in healthy adults in China: preliminary report of a randomised, double-blind, placebo-controlled, phase 1 trial. The Lancet, 2015, 385(9984) : 2272–2279, 6 June 2015

[61] Ana Maria Henao-Restrepo, Ira M Longini, Matthias Egger, Natalie E Dean et al. Efficacy and effectiveness of an rVSV-vectored vaccine expressing Ebola surface glycoprotein: interim results from the Guinea ring vaccination cluster-randomised trial. The Lancet, Published Online July 31, 2015 http://dx.doi.org/10.1016/ S0140-6736(15)61117-5

[62] Angela Huttner, Julie-Anne Dayer, Sabine Yerly, Christophe Combescure et al. The effect of dose on the safety and immunogenicity of the VSV Ebola candidate vaccine: a randomised double-blind, placebo-controlled phase 1/2 trial. The Lancet infectious deseases, October 2015, 15(10): 1156–1166

[63] http://www.who.int/medicines/ebola-treatment/1st_antigen_RT_Ebola/en/

[64] Broadhurst, MJ, Kelly, JD, Miller, A et al. ReEBOV Antigen Rapid Test kit for point-of-care and laboratory-based testing for Ebola virus disease: a field validation study. Lancet, 2015, 386(9996) : 867–874, 29 August 2015

[65] http://www.caducee.net/actualite-medicale/12871/l-emergence-du-virus-ebola-chez-l-homme-un-long-processus-pas-totalement-elucide.html

[66] Stephens DS, Ribner BS, Gartland BD, Feistritzer NR, Farley MM, Larsen CP, et al. (2015) Ebola Virus Disease: Experience and Decision Making for the First Patients outside of Africa. PLoS Med 12(7): e1001857. doi:10.1371/journal.pmed.1001857

[67] Ughasoro MD, Esangbedo DO, Tagbo BN, Mejeha IC (2015) Acceptability and Willingness-to-Pay for a Hypothetical Ebola Virus Vaccine in Nigeria. PLoS Negl Trop Dis 9(6): e0003838. doi:10.1371/journal.pntd.0003838

Actualités 1ère décade de mars

Actualités 1°décade de mars 2016

C’est arrivé au mois de mars.

10 mars 1876 première conversation téléphonique avec Alexandre Graham Bell
France le 7 mars 1884 : les poubelles deviennent obligatoires à Paris sur décision du préfet de la Seine, Eugène Poubelle.
Il y a 110 ans, le 10 mars 1906, catastrophe minière de Courrières, plus de 1200 morts. Lire historique.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/courrieres-il-y-110-ans-la-catastrophe-miniere-la-plus-meurtriere-d-europe-948485.html
Arabie saoudite, le 4 mars 1938 : première sortie de pétrole après plusieurs mois de travaux par la Standard Oïl of California.
France, le 7 mars 1962, le recensement est effectué : la France compte 46.247.514 habitants.

Et en 2016 ?

Irak, risque de rupture de barrage, mars 2016
’ »Irak, dont une partie du territoire est contrôlée par l’organisation État islamique, est en proie à un autre danger : la rupture de son barrage sur le Tigre. Cela pourrait créer une vague de 200 mètres de hauteur qui inonderait jusqu’à la capitale, Bagdad. Le printemps débute en Irak et avec lui la fonte des neiges qui augmente le niveau d’eau. Le barrage est construit sur un sol poreux. Les bases de l’édifice sont donc de plus en plus instables et l’une des vannes d’évacuation du trop-plein d’eau est cassée. Devant l’urgence de la situation le gouvernement irakien a signé un contrat avec une compagnie de scientifiques italiens afin de trouver une solution pérenne au problème. La semaine dernière, l’ambassade américaine a recommandé l’évacuation des populations directement concernées. De nombreux villages en aval sont encore habités. »
http://www.rfi.fr/emission/20160309-irak-menace-rupture-barrage-tigre-bagdad
Analyse
Depuis plusieurs mois l’attention a été attirée par ce nouveau risque ou cette nouvelle menace.
Si cette rupture survenait ce sont plusieurs milliers de personnes qui pourraient être »concernées ».
Par ailleurs on constate que ce risque est à la fois technologique (rupture d’un ouvrage d’art) mais que la part sociétale, anthropomorphique (état de guerre) est aussi à prendre en compte.
Indonésie, glissement de terrain, le 9 mars 2016
Un glissement de terrain est survenu dans la province de Java-Ouest, détruisant un hôtel. Le bilan est de 3 morts et plusieurs blessés suivant les déclarations de l’Agence nationale de gestion des catastrophes
http://french.xinhuanet.com/2016-03/10/c_135175738.htm

Maroc, glissement de terrain, le 8 mars 2016
Un glissement de terrain survenu dans la localité de Bab Berred, dans la province de Chefchaouen
Le bilan est de 5 morts et 3 blessés.
L’accident est survenu sur un chantier lors de travaux de forage sans protection spéciale compte tenu de la profondeur des travaux
http://aujourdhui.ma/actualite/chefchaouen-un-glissement-de-terrain-fait-cinq-morts-et-trois-blesses
Analyse
Deux glissements de terrain pour lesquels la part des facteurs anthropomorphiques est évidente : d’une part construction d’un hôtel sur des zones instable sans renforcement des structures et d’autre part travaux de forage sans précaution.
Les bilans humains restent cependant très modérés.

Nigéria, effondrement d’immeuble, le 8 mars 2016
« Effondrement, d’un immeuble en construction dans un quartier résidentiel de Lagos est monté à 30 morts, au moins, selon les chiffres publiés mercredi par le gouvernement.
Les causes de cette catastrophe restent inconnues. »
http://www.bbc.com/afrique/region/2016/03/160309_nigeria_effondrement_mortel
Analyse
On peut être surpris par le nombre de morts pour un immeuble en construction, donc non encore occupé, d’autant que ce nombré a été et progression continue ; 6, 12 ,20 34 ….
On peut donc penser qu’il s’agissait des ouvriers du bâtiment.

Canada, les accidents de silo à grains
Au Québec, la semaine de la prévention des accidents liés aux silos à grains met en garde contre la fréquence et la gravité de ces accidents d’ordre technologique avec le risque d’ensevelissement mortel.
http://www.laterre.ca/actualites/vie-rurale/attention-aux-silos-a-grains.php

France, accident de silo à grain, le 8 mars 2016
Effondrement d’un silo à grain au cours d’une visite scolaire dans une ferme pédagogique de Pont-sur-Sambre dans le Nord.
Au cours de la visite, une partie d’un silo à grains contenant du maïs s’est effondrée. Certains élèves ont été ensevelis. « Ils sont allés voir le tas d’ensilage de maïs, ont touché le maïs pour voir quelle texture ça avait et un gros pan de l’ensilage leur est tombé dessus »,
« Parmi les onze adolescents blessés mardi après-midi, quatre sont toujours hospitalisés, dont deux âgés de douze ans dans un état préoccupant »
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/accident/nord-l-effondrement-d-un-silo-a-grains-blesse-onze-collegiens_13
Analyse
Cet accident est survenu en France au moment où s’ouvrait au Canada la « semaine de prévention » de ces accidents, ce qui confirme qu’à technologie identique ou analogue les risques sont les mêmes.
Par contre il fait également rappeler le risque d’explosion de poussières dans ces silos à grain.

Europe, accidents de cars scolaires, le 8 mars 2016
Deux accidents de bus scolaires sont survenus le même jour à Dortmund (Allemagne) et Panensky Tynec (République tchèque).
Sur l’A2 à Dortmund (ouest), au moins 20 enfants ont été blessés dans une collision entre leur bus et un camion.
En république tchèque A Panensky Tynec, c’est un bus quitté la route et versé sur le flanc.
À une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Prague, quatre adultes et au moins 36 enfants ont été blessés.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2641563/2016/03/09/56-enfants-blesses-dans-deux-accidents-de-car.dhtml
Analyse
En France deux accidents de cars scolaires survenus à quelques heures d’intervalle ont été, surtout le 2°, particulièrement meurtriers.
Lors de ces deux accidents une cellule médicopsychologique avait été mise en place.
Lors des accidents survenus »à l’étranger »les médias ne signalent pas ce « détail « des secours, n’existerai-t-il qu’en France ?

Californie, accident de train de banlieue, le 7 mars 2016
Dans le nord de la Californie un train de banlieue avec plus de 200 voyageurs a déraillé et une voiture est tombée dans un ruisseau en contrebas de la voie.
Le bilan est de quatorze blessés.
http://www.tahiti-infos.com/Un-train-de-banlieue-deraille-en-Californie-14-blesses_a145627.html

Épidémie de fièvre jaune en Angola, début mars 2016
« En Angola, une épidémie de fièvre jaune sévit depuis la fin de l’année passée.
Selon les chiffres du ministère de la Santé angolais, cette épidémie a déjà fait au moins 125 morts sur plus de 600 cas recensés. L’épicentre de la maladie se trouve à Luanda, la capitale. Le gouvernement angolais a lancé une grande campagne de vaccination ce mois de février. »
http://www.rfi.fr/afrique/20160229-angola-fievre-jaune-epidemie-critique-opposition-vaccination-cuangana
Analyse
Une mortalité de 20% pour une »petite épidémie » qui évolue depuis plusieurs mois déjà.

Guinée, épidémie de poliomyélite
« Une épidémie de poliomyélite refait surface dans la région administrative de Kankan, en Guinée, avec 14 cas répertoriés par les structures sanitaire de la région, a rapporté samedi la radio nationale ».
http://guinee7.com/2016/03/06/la-guinee-confrontee-a-une-autre-epidemie-la-poliomyelite/
Analyse
Il y a peu de temps encore ce pays devait faire face à une épidémie de fièvre Ébola exceptionnellement importante et durable.

Lu pour vous :

-Lettre Anesthésie-Réa du JIM [newsletter@jim.fr]
Mort subite à…100 ans !
-Traumatismes : combien de violences domestiques ?
http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/21_anesthesie/e-
-« Astrium », Lettre-conseil aux voyageurs : www.astrium.com/
Une réflexion sur l’obscurantisme des « anti-vaccins » et un plaidoyer pour la protection vaccinale.
Les risques infectieux dans le mode pour les voyageurs.
-Médecine et Armées, tome 44, n° 1, février 2016
« Centenaire de la Grande Guerre »
-Ouvrage de Paul Jorion : le dernier qui s’en va éteint la lumière, essai sur l’extinction de l’humanité ou « l’animal scopique « .
Fayard, éditeur

Et : nouvelles menaces et nouveaux risques : les drones ?
Prochaine Lettre de la SFMC

René Noto

Épidémie Zika, actualités fin février 2016

Virus Zika – news n° 2 – janvier/février 2016

Arbovirus (arthropod-borne virus) émergent de la famille des flavivirus, le virus Zika a été identifié pour la première fois en Ouganda chez le singe en 1947, puis chez l’homme en 1952. Transmis par les moustiques du genre Aedes (en particulier A. aegypti et A. albopictus qui transmettent aussi la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune), le virus Zika circule en Afrique, dans les Amériques, en Asie et dans le Pacifique. Son réservoir est inconnu.

Il a donné récemment des flambées dans le Pacifique (îles Yap en 2007 et Polynésie française en 2013), dans les Amériques (Brésil et Colombie) et en Afrique (Cap-Vert) en 2015. Parti du Brésil en juillet dernier, il a essaimé de manière « explosive » dans les pays d’Amérique centrale et du sud – ce sont au moins 28 pays qui ont été touchés au 1er février 2016 avec quelques 3-4 millions de cas en 1 an et 41 pays au 25 février . Quelques cas d’importation ont été signalés aux USA, au Canada en Australie, à Taiwan et en Europe dont en France.

L’infection par le virus Zika peut se compliquer de syndromes de Guillain-Barré (8 pays en ont rapporté) ou de microcéphalies et/ou d’autres lésions neurologiques (rapportés seulement en Polynésie française et au Brésil). Le lien entre ces affections et le virus reste encore formellement à démontrer.

Réunis en urgence le 1er février, les experts de l’OMS ont estimé que la rapide et alarmante expansion du virus avec ses conséquences neurologiques probables sont suffisamment préoccupantes pour constituer une « urgence de santé publique de portée mondiale » , .

Très peu de travaux ont été consacrés à ce virus et les signes d’alerte, en particulier ceux de l’épidémie de Tahiti de 2013, n’ont pas été perçus.

La maladie

Si l’expression clinique de la maladie est généralement bénigne avec en outre de nombreux cas asymptomatiques (4 sur 5, mais ces chiffres sont discutés ), rappelons qu’elle peut se compliquer de syndromes neurologiques en raison d’un fort neurotropisme du virus.
Des syndromes de Guillain-Barré ont été signalées ainsi que des méningo-encéphalites et plus récemment l’augmentation de plus de 20 fois de l’incidence des microcéphalies chez les nouveau-nés coïncidant avec les grandes flambées épidémiques, en particulier en Polynésie en 2013-14 et au Brésil en 2015-16.

Le lien de causalité entre virus Zika et syndrome de Guillain-Barré, fortement soupçonné, a été pratiquement démontré par cette étude rétrospective réalisée en Polynésie : sur 42 syndromes de Guillain-Barré observés, 41 sujets présentent des IgM et/ou des IgG spécifiques du virus Zika, tous ont des anticorps neutralisants dirigés contre ce virus et 88% d’entre eux ont présenté des signes cliniques évocateurs en moyenne 6 jours avant l’apparition du syndrome neurologique. Par comparaison, un groupe contrôle ne présente d’anticorps que pour 56% des sujets . Notons cependant que l’hypothèse d’une co-infection avec le virus de la dengue a été soutenue, les pays touchés par le virus Zika sont en effet les mêmes que ceux où la dengue est hyperendémique et ou a récemment émergé le chikungunya ; une stimulation immunitaire arbovirale séquentielle pourrait être responsable de ces cas inhabituels de Guillain-Barré .

Le lien de causalité entre virus Zika et microcéphalie n’est pas formellement démontré , , mais est très probable comme témoignent l’observation de la présence de virus dans le liquide amniotique de fœtus microcéphales , la démonstration que le virus peut franchir la barrière placentaire , ou cette observation de la présence de virus à forte concentration uniquement dans le cerveau d’un fœtus de 32 semaines présentant des anomalies cérébrales avec microcéphalie dont la mère a été malade à la 13ème semaine de gestation dans un contexte d’épidémie de virus Zika (mais elle n’a pas été testée) . D’autres résultats comparables ont été obtenus chez 2 fœtus et deux bébés décédés quelques heures après la naissance, renforçant le lien entre microcéphalies et virus Zika, mais le virus est présent de manière inconstante dans le placenta .
Les enfants microcéphales souffrent en outre, pour un nombre important d’entre-eux, de graves lésions oculaires et d’un déficit de l’audition .
Notons cependant que les chiffres du nombre de nouveau-nés atteints de microcéphalies est sujet à caution (normes utilisées, recherche plus active des cas…) .

Transmission

Le virus est transmis par les piqures de moustiques du genre Aedes. La présence du vecteur est indispensable à l’apparition de cas autochtones de la maladie. Le principal vecteur est Aedes aegypti ; il a été endémique dans les années 50 dans le sud de l’Europe, mais il a disparu de ces régions. Il est présent en Afrique et dans les zones tropicales et subtropicales des autres continents ; il est très efficace dans la propagation des maladies virales. Un autre vecteur est Aedes albopictus, moustique natif d’Asie du sud-est est actuellement invasif dans de nombreux pays et en particulier en Europe, dont la France, surtout dans ses départements du sud , .
Quantités d’autres genres et espèces de moustiques peuvent véhiculer le virus .

Les facteurs climatiques jouent un rôle important : le phénomène El Niño de 2015 a produit des conditions climatiques exceptionnelles au cours de l’hiver et du printemps dans l’hémisphère sud favorisant la prolifération des moustiques et la diffusion explosive du virus . Ce phénomène commence seulement à perdre de son intensité .

Le virus pourrait être transmis par les transfusions sanguines et la ministre de la Santé a recommandé que les voyageurs au retour d’une zone touchée par le virus s’abstiennent de donner leur sang pendant une période de 28 jours après leur retour en France métropolitaine, des cas de transmission par cette voie ayant été signalés au Brésil.

Des quantités importantes de virus ont été retrouvées dans le sperme , , un cas probable de transmission sexuelle à Dallas, Texas a été publié ainsi qu’un cas avéré plus récent en France . Des recommandations pour prévenir la transmission par le sperme ont été publiées par le CDC . Plus récemment, les autorités sanitaires américaines ont lancé une enquête sur quatorze cas d’infection par le virus Zika aux États-Unis chez des femmes, dont certaines sont enceintes, faisant craindre une transmission par voie sexuelle . Notons enfin que le virus peut survivre 62 jours dans le sperme (étude sur 1 cas) .

Des chercheurs brésiliens ont détecté le virus dans la salive et dans l’urine chez 2 malades, mais cela demande à être confirmé ainsi que la possible transmission par la salive .

Les premiers cas de microcéphalies ont été observés dans les états brésiliens proches des régions où ont été implantés des moustiques transgéniques (« friendly aedes aegypti ») : 86% des cas sont survenus dans les régions du nord-est, dans les états de Pernambouco (1 125 cas), de Paraíba (497 cas) et de Bahia (471 cas) . Il n’en a fallu pas plus pour les incriminer.
L’OMS préconise cependant d’utiliser des moyens non conventionnels de lutte contre les moustiques : moustiques mâles irradiés donc stériles, moustiques mâles génétiquement modifiés qui meurent avant d’atteindre l’âge adulte, utilisation de bactéries Wolbachia, qui infectant les mâles empêchent les œufs de leurs descendants d’éclore .

Après les moustiques transgéniques, les insecticides ont été à leur tour mis en cause par un pédiatre brésilien dans la genèse des microcéphalies. Le pyroproxyfène , insecticide recommandé par l’OMS pour lutter contre les moustiques de type Aedes a été en effet utilisés en masse pour lutter contre le vecteur de la dengue depuis 2 ans ; il a été directement déversé dans les réservoirs d’eau potable de l’état du Pernambouc. Le Brésil utilise aussi du Malathion, un organophosphoré, et d’autres pesticides, or toutes ces substances sont interdites en Europe en raison de leur toxicité sur les enfants à naitre .
Le rôle des pesticides ne peut pas être exclu mais reste peu probable selon Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et Maladies infectieuses (NIAID), lors d’une conférence téléphonique avec les journalistes .

Voir en outre
Colin R Howard. Aedes mosquitoes and Zika virus infection: an A to Z of emergence? Emerging Microbes & Infections (2016) 5, e16; doi:10.1038/emi.2016.37 Published online 24 February 2016

Dans un communiqué du 2 février, le ministère de la Santé polynésien annonce que la Polynésie française est débarrassée du virus Zika qui aurait contaminé 60% des 280.000 habitants de ce territoire en 2013-14, avec 42 cas de syndrome de Guillain-Barré et 18 cas de malformations fœtales dont une dizaine de microcéphalies . Cette épidémie n’avait pas été prise au sérieux par les autorités sanitaires mondiales.

Évolution de l’épidémie

Après le Chili en 2014, le Brésil est à son tour touché avec les premiers cas en avril 2015. L’évolution de l’épidémie est ensuite rapide, « explosive » pour certains experts. Elle est suivie par l’OMS avec des points de situation depuis la semaine 28 de 2015 .
Une alerte a été lancée par la Pan American Health Organization en mai 2015 et une alerte de niveau 2 à destination des voyageurs par le CDC .

L’extension de l’épidémie est rapide en Amérique centrale, du sud et aux caraïbes – 26 pays ou territoires atteints au 30 janvier 2016 (cas autochtones), 28 mi-février et 31 au 25 février . Depuis 2007, 52 pays ont connu des foyers épidémiques.
Les Etats-Unis, l’Europe (Italie, France, Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Suisse), l’Australie, la Thaïlande et la Chine ne comptabilisent qu’un petit nombre de cas importés ou de rares cas de transmissions locales (par exemple par voie sexuelle).

Le nombre de syndromes de Guillain-Barré et/ou de microcéphalies est en augmentation dans plusieurs pays (Brésil, El Salvador, Colombie, Venezuela et Suriname en plus de la Polynésie française antérieurement). Porto Rico et la Martinique ont rapporté des cas de Guillain-Barré en association avec le virus Zika sans augmentation de l’incidence générale. Reste à confirmer le lien entre ces pathologies et le virus Zika . Dans son bulletin de situation du 25 février, l’OMS signale qu’une augmentation de l’incidence des Guillain-Barré n’a été rapportée que dans 8 pays (Brésil, Polynésie Française, Salvador, Colombie, Venezuela, Martinique, Porto Rico et Suriname) alors que 41 sont concernés par l’infection. Seuls 2 pays, la Polynésie et le Brésil, ont rapportés des cas de microcéphalies associées au virus Zika .
Ces microcéphalies ne sont pas associées à d’autres anomalies ou malformations, habituelles dans ce syndrome, particulièrement cardio-vasculaires, et semblent présenter un degré de sévérité supérieur .

D’autres pays ont été touchés par l’épidémie : le Cap-Vert où plus de 7000 cas ont été enregistrés depuis octobre 2015, ce qui fait craindre une contamination de l’Afrique continentale où plus de 20 espèces de moustique sont capable de véhiculer le virus , et les îles Samoa (Océanie) en novembre 2015.

En France, une vingtaine de cas importés ont été répertoriés et une épidémie comparable à celle observée en Amérique est peu probable en l’absence du vecteur principal A aegypti, A albopictus présent en France essentiellement dans les départements du sud est moins efficace dans la propagation du virus .

Situation au Brésil ,
Dans ce pays, 400.000 à 1 million de sujets auraient été infectés, 100-200 cas de syndromes de Guillain-Barré investigués alors que 1 868 personnes ont été traitées en 2015 pour ce syndrome (augmentation de 29,8 % par rapport à 2014). Dans la région du nord-est, la plus touchée par le virus Zika, les proportions semblent plus importantes : plus 516 % dans la zone d’Alagoas, 196 % dans celle de Bahia… .

Le Brésil enquête sur plus de 4.000 cas suspects de microcéphalie signalés depuis octobre et en a confirmé 583. Cela représente une augmentation significative d’environ 150 cas par rapport à une année typique .

En Colombie
Le virus Zika est arrivé en Colombie en Octobre 2015 et le pays aurait rapporté plus de 37.000 cas dont 5000 chez des femmes enceintes. Aucun cas de microcéphalie n’a été observé pour l’instant, mais il faut encore attendre le déroulement de leurs grossesses. Trois décès dus à Guillain-Barré ont été liés à Zika et au cours des semaines 51(2015) à 3(2016), 86 cas ont été observés contre habituellement 5 cas par semaine .

Au Venezuela
Au cours du mois de janvier 2016, 252 cas de syndrome de Guillain-Barré associés de manière spatio-temporelle au virus Zika ont été rapportés dans la plupart des territoires fédéraux, avec 66 dans l’état de Zulia. Mais le lien entre la majorité des cas et virus Zika n’est pas établi sauf dans 3 cas et les causes de cette augmentation ne sont pas connues .

En Guyane, Guadeloupe et Martinique
L’épidémie de Zika se poursuit en Martinique et sur les communes du littoral de la Guyane avec respectivement 6.050 et 790 cas cliniquement évocateurs, tandis que la Guadeloupe et Saint-Martin restent moins touchés, selon les derniers chiffres publiés vendredi 26 février par la CIRE Antilles-Guyane . En Guyane, seules les communes du littoral sont en épidémie. La Guadeloupe et Saint-Martin restent moins touchés mais le virus circule de plus en plus, le nombre de malades augmentant progressivement chaque semaine. Le nombre de cas cliniquement évocateurs a doublé en Guadeloupe s’établissant désormais à 221 au 14 février et les cas biologiquement confirmés à 25 au 17 février.
En Martinique, 2 cas de syndrome de Guillain-Barré ont été associés au virus Zika .

Didier Musso avait publié, avec son équipe, des données sur l’épidémie de Zika survenue en Polynésie en 2013 : « L’épidémie est passée totalement inaperçue en métropole en dépit des 32 000 cas recensés. Pourtant l’épidémie de Chikungunya de La Réunion en 2005-2006 avait, pour sa part, bénéficié d’une couverture médiatique nationale. » Ils ont recherché le virus dans le sang, le sperme et la salive et ont été les premiers à montrer une transmission périnatale . Ils ont en outre alerté sur le risque de syndrome de Guillain-Barré qui a été multiplié par 20 au moment de l’épidémie de Zika .

Données sur le virus

Très peu d’études ont été consacrées au virus Zika.

• Dans cette étude, le virus Zika a été séquencé directement à partir des sérums de quatre patients virémiques du Suriname. Peu de génomes complets sont disponibles pour ce virus et, jusqu’à cette analyse, aucun pour le virus circulant dans les Amériques. Les analyses phylogénétiques ont été conduites pour la région codante de la protéine NS5 (protéine d’enveloppe) par rapport aux séquences disponibles dans les bases de données : tous les arbres phylogénétiques ont montré la même topologie. Les souches Suriname appartiennent au génotype asiatique et semblent être plus étroitement liées à la souche qui circulait en Polynésie française en 2013, avec laquelle ils partagent plus de 99,7% et 99,9% d’identité respectivement pour les nucléotides et les acides aminés .

• Les auteurs de cette étude ont proposé un modèle de diffusion de la maladie à virus Zika basé sur les observations des épidémies saisonnières de dengue transmises par les mêmes vecteurs (Aedes aegypti et albopictus). Le modèle intègre aussi les transports internationaux au départ des aéroports brésiliens (près de 10 millions de voyageurs en 1 an, septembre 2014 – août 2015, dont 65% pour le continent américain, 27% pour l’Europe et 5% pour l’Asie). Ces voyageurs porteurs du virus sont capables d’infecter les moustiques pouvant aboutir à l’apparition de cas autochtones . Début février, 2 cas d’importation ont été détectés à l’arrivée à Sydney .

• Les scientifiques ont introduit une bactérie appelée Wolbachia pipientis chez les moustiques qui peut se propager dans les souches sauvages lors de la reproduction. Cette bactérie protège le moustique de l’infection par les virus à ARN (dengue, Zika…) et réduit la possibilité de transmettre ces virus à l’homme. Les résultats obtenus avec la dengue ont conduit les scientifiques indonésiens et australiens à mettre en place un tel programme pour le virus Zika .

Prévention et traitement

Selon l’OMS (communication du 12 février), 15 équipes de recherches travaillent sur un vaccin, mais il n’y aura pas d’essai clinique à grande échelle avant 18 mois. Deux vaccins semblent prometteurs, celui développé par le NIH américain et celui du laboratoire indien Bharat Biotech .
Le 17 février 2016, Inovio Pharmaceuticals, Inc. annonce que les essais précliniques chez la souris de son vaccin synthétique (SynCon®) pour le virus Zika induit des réponses immunitaires robustes et durables (anticorps neutralisants, réponse des cellules T). Des tests chez les primates sont prévus et des essais de phase I pourraient intervenir d’ici la fin de l’année. Inovio développe son vaccin Zika avec GeneOne Life Sciences et des collaborateurs universitaires .

Las seule prévention possible est le contrôle des populations de moustiques , et la protection contre leurs piqures.

Ressources

– L’OMS a mis en ligne une série de documents concernant cette affection et sa prise en charge .
– Le réseau des Centers for Disease Control américain publie dans Morbidity and Mortality Weekly Report du 5 février, un document intitulé Interim Guidelines for Prevention of Sexual Transmission of Zika Virus et actualisent les recommandations provisoires aux professionnels de santé pour les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer potentiellement exposées au virus Zika. Cette mise à jour élargit le dépistage du virus Zika à toutes les femmes potentiellement exposées, avec ou sans symptômes. Idéalement, ce dépistage doit être effectué entre 2 et 12 semaines après le retour d’une zone à risque . En France, fin janvier, la ministre de la santé a recommandé aux femmes enceintes de ne pas se rendre dans les zones à risque.

Voir aussi :
– Le site de l’ECDC sur le virus Zika
http://ecdc.europa.eu/en/healthtopics/zika_virus_infection/Pages/index.aspx
– Le site de l’OMS/PAHO
http://www.paho.org/hq/index.php?option=com_content&view=article&id=11585&Itemid=41688&lang=en
– Le site du CDC
http://www.cdc.gov/zika/
– Le site du Latin American Colaborative Study of Congenital Malformations (ECLAMC)
http://www.eclamc.org/eng/index.php
– Medscape : http://www.medscape.com/resource/zika-virus?src=WNL_specrep_160204_MSCPEDIT&uac=73399EJ&impID=979477&faf=1

Voir en outre
– E. Garcia, S. Yactayo, K. Nishino, V. Millot, W. Perea, S. Briand. Épidémiologie et manifestations cliniques potentiellement associées à l’infection à virus Zika: mise à jour mondiale. Relevé épidémiologique hebdomadaire, 19 FÉVRIER 2016, No 7, 2016, 91, 73–88 http://www.who.int/wer

– Lire cette étude historique de Marc Gozlan sur le virus Zika : Marc Gozlan. Zika: History of an Emerging Virus. Medscape Infectious Diseases, February 25, 2016

– Et cette autre parue dans Science : Jon Cohen. Zika’s long, strange trip into the limelight. Science, Feb. 8, 2016

– Lire cette revue sur l’épidémie actuelle et ses implications quant aux JO 2016 : Eskild Petersen, Mary E. Wilson, Sok Touch, Brian McCloskey, Peter Mwaba, Matthew Bates, Osman Dar, Frank Mattes, Mike Kidd, Giuseppe Ippolito, Esam I. Azhar, Alimuddin Zumla. Rapid Spread of Zika Virus in The Americas – Implications for Public Health Preparedness for Mass Gatherings at the 2016 Brazil Olympic Games. International Journal of Infectious Diseases, Volume 44, March 2016, Pages 11–15 doi:10.1016/j.ijid.2016.02.001

Michel Curé
Conseiller scientifique du Haut comité français pour la défense civile

Session Catastrophe CIMUVISA Kara-Togo

03Du 29 février au 10 mars 2016URGENCES VITALES
Transports Sanitaires et Maintenance
des Équipements en Afrique
Kara – Togo

 

Une session dédiée à la médecine de catastrophe est organisée :

MERCREDI 2 MARS 2016
9h 00- 12h 30 : Séance plénière
LA GESTION DES CATASTROPHES
– Organisation des secours
– Plan rouge
– Plan blanc

Pour tout renseignements contacter : coordination@cimuvisa.org

Actualités derniers jours de février

Actualités des derniers jours de février 2016

Depuis 1552, début du calendrier grégorien, il y a un 29 février tous les 4 ans sauf en 1900, ce « 29 février 2016 » est le 29° depuis 1900 et le 106e depuis le début du nouveau calendrier.

C’est arrivé un 29 février
-29 février 1940 : instauration de cartes d’alimentation en France.
-29 février 1960 : Agadir(Maroc), séisme
Le séisme d’une magnitude de 5,7 sur l’échelle de Richter 0 à Agadir est un séisme qui s’est produit à Agadir le 29 février 1960 à 23 h 40 tuant plus de 12 000 personnes. La secousse dura 15. et détruisit une grande partie de la ville qui fut reconstruite plus au sud
-29 février 1964 : Un Bristol 175 Britannia de « British Eagle International Airlines « assurant la liaison Londres-Innsbruck s’écrase contre le mont Glungezer (Autriche), causant la mort de 83 personnes.
-29 février 1968 : Un avion Iliouchine 18 de la compagnie « United Arab Airlines » s’écrase à Aswan et tue 16 de ses 112 passagers et membres d’équipage.
-29 février 1996 : Un Boeing 737 de la Faucett, s’écrase au sud du Pérou, tue les 117 passagers et 6 membres d’équipage.
-29 février 1996 : Collision entre un autocar et une voiture fait 29 morts et 18 blessés à Bailén, en Espagne.

Et en 2016 : les événements et les informations

1° partie : les événements

Russie, accident de mine, le 26 février 2016
Explosion dans une mine de charbon en République komie dans le nord de la Russie, de nombreux mineurs seraient bloqués et n’auraient que peu de chance de survie.
Cet accident s’est déroulé en plusieurs temps marqués chacun par des séries d’explosions entrainant incendie et effondrements de galeries.
Un bilan partiel fait état de 36 victimes.
La République komie a décrété dimanche trois jours de deuil public en hommage aux mineurs tués
http://fr.euronews.com/2016/02/28/russie-plusieurs-explosions-dans-une-mine-font-36-morts/
Analyse
La Russie exploite de nombreuses mine de charbon Avec plus de 350 millions de tonnes, soit 4,5 % de la production mondiale, la Russie en est aujourd’hui le 6e producteur mondial.
Et 49 milliards de tonnes de réserves de charbon de type anthracite et 108 milliards de tonnes de réserves en lignite, le pays dispose au total de 157 milliards de tonnes de charbon dans son sous-sol. C’est dire que la Russie possède 18,2 % des réserves mondial.
De ce fait les accidents sont donc fréquents et souvent graves car les mesures de sécurité ne sont pas toujours respectées.

Mexique, accident de car, le 28 février 2016
Un car est tombé dans un ravin, faisant une chute de 45 mètres. Le bilan, provisoire fait état de 12 morts et plus de 28 blessés ;
Les conditions de secours sont rendues difficiles en raison de la configuration des lieux de survenue.
http://www.24heures.ch/monde/douze-morts-28-blesses-accident-bus/story/29938176
http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/afp/mexique-12-morts-et-28-blessees-dans-un-accident-de-bus-56d2bc193570e6ca6ae9803a
Analyse
Les accidents de car sont très nombreux au Mexique, autant dans les régions montagneuses avec des chutes dans les ravins que sur les grands axes routiers, quelques rappels/
-11 janvier. 2016 : Un autocar transportant des footballeurs amateurs et leurs supporters a chuté d’un pont pour s’écraser dans une rivière, faisant au moins 21 morts…
20 décembre. 2015 – Un car de tourisme et un minibus sont entrés en collision. Les autorités locales font état de 15 morts et d’au moins 30 blessés.
-3 octobre. 2015 : La nuit a été très courte pour la cinquantaine de Belges victimes d’un accident de car au Mexique, dans la nuit de….faisant 4 morts et plusieurs blessés
13 avril. 2014 – Au moins 25 personnes ont péri dimanche lorsqu’un car de tourisme a pris feu à la suite d’une collision avec un semi-remorque dans l’est du pays.
-18 octobre. 2010 :Dix-huit personnes au moins ont péri calcinées dans un autocar qui a pris feu après une collision avec un poids lourd au Mexique.
-17 mars 2009 : Un accident d’autocar a fait 11 morts, lundi 16 mars, dans le nord du Mexique.
http://french.xinhuanet.com/2016-02/28/c_135138515.htm

Pays-Bas, accident de train, le 23 février 2016
Un train de passagers est entré en collision avec une nacelle élévatrice en pleine campagne, près de la ville de Dalfsen, à 120 kilomètres à l’est d’Amsterdam. Quatre wagons ont déraillé et se sont renversés. Bilan de un mort et une dizaine de blessés.
http://fr.euronews.com/2016/02/23/accident-de-train-aux-pays-bas-au-moins-deux-morts-et-plusieurs-blesses/
Analyse
Accident très banal en ce qui concerne le nombre de victime, cependant les circonstances et les causes de survenue restent exceptionnelles.
Elles sont liées à la rencontre inattendue dans le temps et dans l’espace de deux mobiles qui jamais ne devraient se rencontrer.
En fait, il en est ainsi de plusieurs accidents de circulation graves qu’ils concernent les circulations routières, ferroviaires, aériennes, maritimes… :
Rochefort, février 2016, rencontre entre une ridelle de camion et un car scolaire.
Puisseguin, janvier 2016, rencontre entre un camion de bois et un car de touristes.
En France, rencontre entre un train et un véhicule automobile sur un passage à niveau.
Cela met en exergue l’importance des facteurs humains lors de tous ces accidents.

Népal, accident d’avion, le 23 février 2016
Un petit bimoteur avec une vingtaine de passagers à bord s’est écrasé peu après le décollage dans une région montagneuse du Népal. Il n’y eut aucun survivant et tous les corps des victimes ont pu être retrouvés .
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/02/24/aucun-survivant-dans-le-crash-d-un-avion-au-nepal_4
Analyse
Région montagneuse, aléas météorologiques importants, probablement pilote de formation insuffisante pourraient expliquer la fréquence des accidents aériens dans cette région très touristique :
-le 27 février 2016, nouvel accident d’un avion avec 11 personnes à bord, bilan deux morts.
-3 octobre. 2015, un avion de la compagnie aérienne népalaise Royal Népal Airlines s’est écrasé dans la région de Jumla . avec 15 passagers à bord, pas de survivants.
-14 mai 2012, un petit avion avec vingt-et-une personnes à bord s’est écrasé dans une région montagneuse dans le nord du Népal, faisant quinze .morts.
-28 septembre. 2012, un avion transportant dix-neuf personnes s’est écrasé au Népal. Il n’y a aucun survivant.
6 décembre. 2010, accident d’un petit avion qui s’est écrasé dans l’est du Népal et dont l’épave a été localisée. Il n’y a pas eu de survivants et les corps des 22 passagers ont été retrouvés.
-8 octobre. 2008, un petit avion s’est écrasé au Népal, dans la région de l’Everest, faisant 18 morts.
-23 août 200, dix-huit personnes dont 13 touristes allemands, un britannique et un américain, sont mortes dans un accident d’un avion au Népal.

Le danger des autoportraits (selfies dans le langage courant)
L’inde et la Russie seraient les deux pays où le nombre de morts au cours de réalisation d’autoportraits seraient élevés.
Les morts surviennent au niveau de falaises, de digues où fautes de précaution il y a des chutes mortelles.
Cette situation a incité les autorités indiennes à prendre des mesures de prévention et de protection.
http://hightech.bfmtv.com/smartphone/pour-prevenir-les-accidents-bombay-instaure-des-zones-anti-sel
Analyse
Sans commentaire

Haïti, intoxication par alcool frelaté, février 2016
Une vague d’intoxications par de l’alcool frelaté est survenue ces derniers jours en Haïti.
Près d’une centaine de personnes auraient été intoxiquées et le bilan initial et provisoire faisait état de 12 morts, puis de 22 quelques jours après
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=28154
http://www.haitilibre.com/article-16729-haiti-alerte-alcool-frelate-le-bilan-s-alourdit-22-deces.html
Analyse
Les conditions de survenue d ce type d’intoxications sont identiques; alcool de fabrication locale contaminée a de l’alcool méthylique et comme pour les autres intoxications le bilan global sera très élevé.

États –Unis, tuerie de masse, le 26 février 2016
Fusillade dans le Kansas avec un bilan de trois morts et 14 blessés
L’auteur qui a été abattu par la police a utilisé un fusil d’assaut.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/etats-unis-une-fusillade-fait-au-moins-3-morts-et-14-blesses-dans-le-kansas-26-02-2016-5578643.php

Inde, intoxications alimentaires dans des établissements scolaires
De nombreux enfants d’une école primaire publique, située à la campagne à quelque 120 km de Bombay, ont été pris de nausées et de vomissements après avoir mangé le repas composé de riz et de légumes secs.
Cette intoxication a atteint plus de 250 enfants âgés de six à quatorze ans.
http://www.linfo.re/monde/asie/688083-inde-pres-de-250-enfants-victimes-d-une-potentielle-intoxication-alimen
http://www.voaafrique.com/content/inde-une-centaine-decoliers-a-lhopital-apres-un-dejeuner-a-lecole/32078

Ile de la Réunion nouvelle suspicion d’intoxication alimentaire dans une école, le 26 février 2016
Plus de 40 élèves ont été pris en charge par les secours et hospitalisés. Il y a quelques jours des cas d’intoxication alimentaire ont déjà été enregistrés dans quatre établissements. Au total 75 personnes ont présenté des symptômes dont 19 ont dû être transférées aux urgences ou hospitalisées.
http://www.ipreunion.com/photo-du-jour/reportage/2016/02/26/nouvelle-suspicion-d-intoxications-alimenta
Analyse
Bien que relativement bénignes ces intoxications posent le problème de la sécurité alimentaire collective qui peut représenter un enjeu considérable

2° partie : les informations

Habitation et radioactivité ambiante, France, février 2016
Après la détection du plomb, de l’amiante, des termites c’est au tour de la radioactivité ambiant (essentiellement celle provoquée par le radon) qui devra être détecté avant toutes les transactions d’habitations.
Analyse
Gaz radioactif, le radon est naturellement présent dans l’air. Il devient nocif lorsqu’il s’accumule dans une habitation mal aéré et serait la deuxième cause de cancer du poumon en France.
Cette mesure serait prise dans le prolongement de La Loi du 21 juillet 2009 portant sur la réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) qui prévoyait que les mesures de dépistage du radon dans l’habitat soient rendues obligatoires dans les zones particulièrement exposées au radon.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=28154
Analyse
Il s’agit d’un projet évoqué depuis plusieurs années déjà qui pour l’instant est encore au stade quasi « expérimental ».

Application téléphonique et prévision des séismes ?
La prévision des séismes reste un enjeu importunant dans les zones et les régions d’endémie de séismes et les applications téléphoniques ont cherché une méthode pouvant être utilisée dans cette perspective.
« MyShake » pense utiliser un système de détection et d’alerte précoce des séismes se basant sur le dense réseau des smartphones.
L’application utilise l’accéléromètre de ces appareils pour identifier et suivre la propagation des ondes sismiques.
MyShake: A smartphone seismic network for earthquake early warning and beyond :Qingkai Kong1,*
Science Advances 12 Feb 2016:Vol. 2, no. 2, e1501055DOI: 10.1126/sciadv.1501055,
la revue Science Advance’
http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/informatique/20160216.OBS4783/myshake-l-appli-pour-detecter-les-seismes.html
Analyse
Techniques certes utiles pour une meilleure connaissance des zones de sismicité mais la protection par la généralisation des constructions para sismiques reste la mesure la plus efficace de protection.

Catastrophes et productions artistiques
À Paris actuellement, l’exposition « Sublime, les tremblements du monde », au centre Pompidou-Metz, propose des œuvres inspirées des dérèglements de la planète.
« Jusqu’au 5 septembre 2016, le Centre Pompidou-Metz abrite l’exposition Sublime, les tremblements du monde, constituée d’œuvres inspirées de catastrophes climatiques. Le tsunami qu’a subi le Japon en 2011 en a été le point de départ.
Les catastrophes naturelles sont sublimes depuis que le philosophe irlandais Edmund Burke a utilisé en 1757 la notion de Sublime pour exprimer ce mélange d’attraction et d’effroi que l’on éprouve face aux déchainements de la nature.
http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/les-catastrophes-naturelles-sublimees-au-centre-pompidou-metz-778

Radio et catastrophe
Dans le cadre de la journée mondiale de la radio organisée par l’Unesco le samedi 13 février 2016, SUN s’est intéressé au rôle primordial que joue ce média pour alerter la population en cas de catastrophes naturelles. Inondations, tempêtes ou séismes : la radio a fait ses preuves en France et en Haïti. Mais dans certains pays, tel qu’en Équateur, l’éruption d’un volcan peut mettre en lumière la dérive autoritaire du gouvernement sur la presse.
http://www.lesonunique.com/content/le-r-le-des-radios-en-cas-catastrophes-naturelles-dans-le-monde
Analyse
« Dérive autoritaire du gouvernement sur la presse » opposé à « distorsion et interprétation libre des événements par la presse » dans d’autres situations.
Radio et catastrophe (suite) : Journée mondiale de la radio, le 13 février 2016
La radio en situation d’urgence et de catastrophe » est le thème de cette 5e Journée mondiale de la radio célébrée le 13 février 2016.
« Inondations, éruptions volcaniques, tremblements de terre, multiplication des incidents nucléaires ou de pollution… d’après l’édition 2015 du Rapport sur les catastrophes dans le monde, publié par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le monde est confronté à un nombre croissant de catastrophes qui affectent de plus en plus de personnes. »
http://www.rfi.fr/com/20160209-journee-mondiale-radio-radio-media-cle-situation-urgence-catastrophe-13-f

René Noto